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Pourquoi sécuriser le WiFi invité des entreprises ?

Pourquoi sécuriser le WiFi invité des entreprises ?

Que vous exploitiez un hôtel, un café ou un magasin, les clients s’attendent à avoir accès à Internet dans vos locaux, mais assurez-vous de sécuriser votre réseau WiFi invité.

Fournir un accès internet à vos visiteurs professionnels et vos clients présente de nombreux avantages. Pourtant, si vous ne sécurisez pas votre réseau WiFi invité, ces derniers, tout comme vous, vous exposer à un risque considérable.

Pourquoi l’accès à Internet est-il si important ?

En 2013, une étude a révélé que 80 % des clients des magasins estimaient que la fourniture d’un accès WiFi gratuit influencerait leurs décisions d’achat. Si les détaillants fournissent un accès WiFi invité, ils sont susceptibles d’attirer plus de clients potentiels dans leurs magasins et de générer plus de vente.

Les entreprises de nos jours doivent s’adapter à l’augmentation des solutions d’achats en ligne. Les clients préfèrent mener des recherches sur le web avant de faire un achat ou de s’inscrire à votre service, par exemple en lisant les avis et commentaires des internautes.

Si votre établissement n’offre pas d’accès à Internet, vos clients seront plus susceptibles de ne passer à l’acte d’achat qu’ultérieurement. Il y a donc de fortes chances que la vente se fasse en dehors de votre magasin.

La meilleure solution est de les garder dans votre magasin et leur permettre d’accéder à Internet, ce qui augmentera vos chances de réaliser une vente.

Bien entendu, si vous n’êtes pas en mesure de concurrencer les gros détaillants en ligne, tels qu’Amazon, vous pouvez toujours fournir gratuitement le WiFi et bloquer l’accès à leurs sites web.

Voici quatre avantages concrets de la fourniture du service WiFi pour votre entreprise :

  1. La disponibilité du WiFi augmente la satisfaction de vos clients

Quel que soit votre secteur d’activité, sachez que les clients considèrent l’accès au WiFi dans votre entreprise comme indispensable. Si auparavant, le principe consistait tout simplement à répondre aux attentes des clients, de nos jours, il est question de fournir un avantage non-négligeable pour votre enseigne.

Dans l’industrie hôtelière en particulier, l’inexistence d’un accès WiFi dans votre établissement peut emmener vos clients à se tourner vers d’autres concurrents qui offrent un tel service.

Pour les acteurs dans d’autres secteurs qui nécessitent l’attente des clients, comme dans les entreprises qui travaillent sur rendez-vous (cabinets médicaux, salons de beauté, cabinets juridiques, etc.), la disponibilité du WiFi permet de réduire l’aspect négatif des temps d’attente, tout en améliorant le confort de vos clients en cas de retard imprévu.

De même, les clients pourront faire des recherches sur vos produits en magasin et être plus confiants dans leurs décisions d’achat.

Mais le plus important, c’est que le WiFi vous permet de créer de nouvelles opportunités marketing.

En effet, vous pouvez créer un portail en ligne où vous pouvez offrir des coupons, des actualités à propos de vos services, des recommandations personnalisées ou encore des récompenses de fidélité à vos clients.

Bien entendu, lorsque vos clients attendent dans votre hall, la disponibilité du WiFi leur permet de publier des photos ou faire des témoignages sur leur expérience dans votre établissement.

Autrement dit, ils peuvent faire une promotion gratuite pour votre entreprise sur leurs médias sociaux préférés.

  1. Promouvoir la productivité grâce au WiFi

Une bonne connexion sans fil, c’est au profit de vos employés, lesquels pourront augmenter leur productivité.

Les applications dans le cloud permettent à vos collaborateurs de travailler de n’importe où, avec des partenaires du monde entier. Le cloud leur permet de sauvegarder les données sensibles sur vos clients et celles de votre entreprise, en toute sécurité, de sorte que vos collaborateurs et invités peuvent y accéder à tout moment, quoi qu’il arrive.

Cela dit, la disponibilité du WiFi permet donc de consolider et de rationaliser le flux de travail de vos employés, sans avoir besoin d’installer un logiciel ou un équipement supplémentaire.

Une autre option consiste à utiliser le WiFi pour l’optimisation de votre système téléphonique. Désormais, la voix sur IP (VoIP) est devenue la norme pour les entreprises, ainsi que d’autres technologies de communication basées sur le web.

L’existence d’une connexion WiFi vous permet, en effet, d’acheminer et de réacheminer sans effort tous les appels entrants et sortants, même si un membre-clé de votre équipe est en déplacement. Vos collaborateurs pourront donc s’adapter facilement à la croissance de votre établissement dans la mesure où ils sont joignables à tout moment, pour un coût réduit.

Cette option est toute aussi importante, car elle permet de résoudre les problèmes ou de prendre des décisions le plus rapidement possible.

  1. Un moyen d’augmenter la satisfaction de vos employés

L’un des meilleurs moyens de maintenir la motivation et l’engagement de vos employés est de fournir les meilleurs outils pour qu’ils puissent mener à bien leurs tâches quotidiennes.

Si vous voulez que vos collaborateurs aient l’impression que vous vous occupez d’eux – et si vous avez déjà essayé de regarder comment ils travaillent lorsque le temps de chargement d’une page web est trop long –, vous aurez donc pu constater la différence entre la disponibilité d’une bonne ou d’une mauvaise connexion WiFi.

Si vos employés peinent à ouvrir les pages sur lesquelles ils doivent travailler, cela peut affecter leur productivité et leur humeur. En déployant une connexion WiFi rapide et fiable, vous les aidez à mieux faire leur travail avec moins de frustration.

Mieux encore, un réseau sans fil permet à vos collaborateurs de se déplacer d’un bureau à l’autre pour trouver le meilleur espace pour se concentrer. Grâce à cela, ils peuvent travailler dans un endroit plus calme, au bout du couloir, dans leur bureau personnel, etc.

Lorsque vos employés arrivent à trouver l’environnement qui leur convient à un moment donné, vous augmenterez leur productivité et leur satisfaction.

  1. Optimisez vos bénéfices grâce au WiFi invité

Tous les avantages commerciaux susmentionnés vont de pair avec le WiFi.

Mais ce qui rend ce service très intéressant, c’est que vous n’avez pas besoin d’équipements coûteux ou de passer des heures à installer un logiciel qui sera difficile à utiliser pour fournir un réseau Internet fiable dans vos locaux.

En effet, le WiFi professionnel offre un retour sur investissement important, à condition que vous choisissiez un bon fournisseur de connexion sans fil. Oui, contrairement à ce que l’on peut souvent imaginer, toutes les offres d’accès à Internet sans fil ne se ressemblent pas.

La plupart des fournisseurs proposent un très haut débit de connexion.

Mais ce n’est pas forcément le critère de choix le plus important à prendre en considération. C’est nécessaire pour échanger régulièrement des fichiers lourds ou lorsque plusieurs ordinateurs doivent se partager une même connexion. Mais un bon fournisseur d’accès WiFi doit également être en mesure de renforcer la sécurité de votre réseau sans fil.

Pourquoi le fait de sécuriser le WiFi invité est-il si important pour les entreprises ?

Il y a des avantages considérables à offrir un accès Internet gratuit à vos clients. C’est un service qu’ils souhaitent bénéficier, mais que vous pouvez aussi utiliser pour communiquer avec eux.

En outre, l’internet sans fil est une occasion pour vous de recueillir des informations précieuses sur vos clients (coordonnées, intérêts, etc.) dans le but de mener une future campagne marketing ciblée.

Vous devez toutefois noter que le Règlement général sur la protection des données (RGPD) exige l’obtention d’un consentement de vos clients avant toute collecte et utilisation de leurs données personnelles.

L’enjeu est que, lorsque vous donnez à vos clients et invités l’accès à Internet, cela expose votre entreprise à certains risques en matière de cybercriminalité. Si ces risques ne sont pas atténués, les dommages qui en découlent peuvent vous coûter très cher.

Vous avez peut-être formé vos employés pour qu’ils soient plus vigilants quant à la sécurité informatique et mis en place des politiques couvrant l’utilisation autorisée d’Internet.

Mais vos invités, vos clients et bien d’autres visiteurs sont susceptibles d’avoir des opinions différentes sur le contenu accessible via votre réseau WiFi. Ils pourraient profiter de l’absence de restrictions pour accéder à des contenus inappropriés comme la pornographie.

Ils peuvent aussi se livrer à des activités douteuses sur le plan moral ou éthique via votre réseau, voire procéder à des activités illégales comme les téléchargements qui violent le droit d’auteur.

Pire encore, vous devez réaliser que votre réseau WiFi ne s’arrête pas aux murs de votre bureau. Il peut s’étendre sur plus de 300 mètres dans les airs. Si vous n’arrivez pas à sécuriser correctement votre point d’accès, des personnes aux intentions malveillantes ou non peuvent y accéder.

Ceci peut réduire considérablement le débit de votre connexion.

En outre, des pirates peuvent installer délibérément ou accidentellement des malwares, des ransomwares ou mener des attaques de phishing.

En sécurisant votre connexion WiFi invité, vous allez vous protéger, mais vous protégez aussi vos clients et autres utilisateurs lorsqu’ils se connectent à votre réseau.

Vous pourrez par exemple bloquer les attaques du genre « man-in-the-middle », les téléchargements de malwares et les attaques de phishing. Vous serez aussi en mesure de réduire la responsabilité légale si vous contrôlez soigneusement les sites web qui peuvent être consultés par les utilisateurs.

Un exemple d’une attaque du type Man-In-The-Middle

Une attaque du type « Man-In-The-Middle » nécessite trois intervenants.

D’un côté, il y a la victime. De l’autre côté, il y a l’entité ou la personne avec laquelle la victime essaie de communiquer. Enfin, il y a l’« homme du milieu ».

Le « Man-In-The-Middle – MiTM » tente d’intercepter les communications entre la victime et la personne avec laquelle elle souhaite s’adresser. L’élément critique du scénario est que les deux premiers acteurs ne sont pas conscients de l’existence du MiTM qui est généralement un pirate informatique.

Le pirate peut établir des connexions WiFi avec des noms SSID à consonance très légitime, comme celui de l’entreprise avec laquelle elle veut communiquer.

Une fois qu’un utilisateur se connecte au WiFi du pirate, l’attaquant pourra surveiller ses activités en ligne et intercepter ses informations de connexion. Il peut également voler des informations relatives à des cartes de paiement, etc.

Bien que le nombre d’attaques du type MiTM ait diminué ces dernières années, celles-ci se produisent toujours.

Prenons l’exemple d’une attaque contre le groupe russe APT 29 – également connu sous le nom de Fancy Bear – à travers laquelle les pirates ont piraté l’OIAC (Organisation pour l’interdiction des armes chimiques en Hollande) en 2018.

La police néerlandaise avait trouvé quatre agents russes dans une voiture garée à l’extérieur de l’organisation. Ces derniers tentaient de pirater le réseau sans fil de l’OIAC et de mettre en place un point d’accès MiTM pour voler les références des employés.

En avril 2018, les centres de cybersécurité britanniques et américains ont également émis des avertissements selon lesquels « Des cybercriminels Russes, parrainés par un État-nation ciblaient activement les routeurs des entreprises et des foyers ».

Les cybercriminels russes voulaient mener des attaques du type MiTM dans le cadre d’un espionnage. Ils tentaient d’extraire la propriété intellectuelle des organisations et de permettre l’accès à des réseaux d’entreprises.

Aujourd’hui, les attaques du type MiTM sont le plus souvent couronnées de succès lorsque les utilisateurs se connectent à un routeur WiFi compromis.

Ces routeurs représentent un point faible en termes de sécurité, car ils ne sont pas souvent mis à jour ou parce qu’ils ont des protocoles non chiffrés hérités ou des paramètres par défaut faibles.

Méfiez-vous également des attaques de phishing lancées via le WiFi

Dans les hôtels et autres espaces publics, un autre type d’attaque pourrait être utilisé par les pirates : il s’agit de l’attaque « evil twin phishing ».

Dans le cadre de cette arnaque, les utilisateurs sont incités à saisir à nouveau leur mot de passe WiFi sur un réseau crée par un pirate, en usurpant le nom du réseau légitime.

Les utilisateurs innocents peuvent être amenés à taper leurs identifiants et leurs mots de passe sur le site compromis, plutôt qu’avec celui du fournisseur légitime du réseau WiFi.

En octobre dernier, la chaîne hôtelière Marriott International a dû payer 530 000 euros pour régler une plainte déposée auprès de la Commission fédérale des communications, selon laquelle elle utilisait la technologie de blocage du WiFi dans l’un de ses établissements pour obliger les clients à payer pour accéder au réseau WiFi de l’hôtel.

Marriott International a ensuite déposé une pétition, demandant à l’agence de déclarer que les opérateurs WiFi ont le droit de gérer leurs réseaux en utilisant des équipements approuvés par la Commission fédérale des communications.

Dans une récente déclaration sur son site, la chaîne hôtelière a déclaré que cette affaire découle de la nécessité de bloquer les points d’accès WiFi malveillants via lesquels les pirates pourraient mener des attaques depuis les salles de réunion et de conférence de l’hôtel et que cette réglementation ne s’appliquait pas à l’accès WiFi dans les espaces du hall et dans les chambres d’hôtel.

Qu’il s’agisse d’une bonne décision ou non, la question n’est pas là.

En réalité, il suffit de regarder les statistiques pour avoir une idée de l’importance de la menace du phishing. Selon un rapport publié en 2018 par la société de sécurité FireEye, le nombre d’arnaques de phishing a augmenté de 65 % au cours de l’année 2017.

En se basant sur les attaques les plus récentes, le montant des sommes volées par les pirates via le phishing varie de 270 000 à 9,8 millions d’euros. Selon IBM, si les pirates parviennent à exploiter une « méga brèche », le montant des dommages pourrait aller de 315 millions jusqu’à plusieurs milliards d’euros.

Cela ne veut pas pour autant dire que vous ne devez jamais offrir une connexion WiFi au grand public, mais il vaut la peine d’être prudent et de suivre quelques précautions de base.

L’attaque karma

Chaque fois que le WiFi d’un appareil utilisateur est allumé, mais non connecté à un réseau, il diffuse ouvertement les SSID des réseaux qui y ont été précédemment associés afin de tenter de se connecter à l’un d’entre eux. Ces petits paquets peuvent être consultés par toute personne se trouvant dans la zone concernée.

Les informations recueillies à partir des demandes d’exploration peuvent être combinées avec des bases de données de réseaux sans fil géolocalisées comme Wigle.net afin de cartographier l’emplacement physique de ces réseaux.

Si l’une des demandes contient un SSID de réseau WiFi ouvert, la génération du même point d’accès pour lequel l’appareil de l’utilisateur envoie des requêtes entraînera la connexion automatique de l’ordinateur portable, du téléphone ou d’un autre appareil de l’utilisateur au faux point d’accès de l’agresseur. Il est très facile de forcer un appareil connecté à envoyer des demandes de requête grâce cette technique pour que le pirate puisse ensuite accéder à votre réseau.

15 choses à considérer au sujet de la sécurisation du WiFi invité pour les clients d’affaires

Si vous voulez ouvrir votre réseau aux invités, la sécurisation du WiFi invité est un must.

Avant de le faire, assurez-vous de tenir compte des points ci-dessous !

  1. Segmentez votre réseau

La segmentation de votre réseau est importante pour deux raisons. La sécurisation du WiFi invité consiste à empêcher vos employés et les utilisateurs d’accéder à une partie de votre réseau. Autrement dit, votre réseau interne doit donc être totalement séparé du réseau utilisé par les invités.

Autre élément important : les invités ne devraient pas aussi voir les actifs de votre réseau ainsi que vos fichiers et ressources confidentiels. Utilisez un pare-feu réseau ou créez un VLAN séparé dédié aux invités.

Installez un pare-feu logiciel pour protéger vos serveurs et les postes de travail liés au trafic du réseau invité. Cette opération limitera considérablement les dommages en cas d’infection par un malware ou par un logiciel de phishing.

  1. Assurez-vous que votre routeur est physiquement sécurisé

Il est important de s’assurer que seul le personnel autorisé peut accéder à votre routeur Wifi. Un pirate informatique qui parvient à y accéder, il peut facilement appuyer sur le bouton de réinitialisation de votre routeur et accéder à celui-ci et à d’autres parties de votre réseau. Verrouillez-le dans un bureau ou un placard sécurisé et assurez-vous que seul le personnel autorisé a la clé.

  1. Changez toujours les mots de passe et les SSID par défaut

C’est l’une des pratiques de sécurité les plus élémentaires, mais à cause de cela, il est facile de l’oublier. L’Internet est jonché de rapports faisant état d’atteintes à la protection des données qui se sont produites à cause de l’omission de modifier les mots de passe par défaut. Tous les périphériques réseau doivent avoir des mots de passe forts et uniques.

Il est également important de changer votre SSID (Service Set Identifier), c’est-à-dire le nom de votre réseau sans fil. Le SSID doit refléter le nom de votre entreprise et il doit être très clair pour vos clients pour qu’ils puissent identifier votre réseau. Si vous ne le faites pas, les pirates peuvent facilement établir des points d’accès malveillants pour mener des attaques « man-in-the-middle » à grande l’échelle.

Vous pouvez ensuite afficher le SSID et le mot de passe en interne pour faciliter l’accès des utilisateurs légitimes à votre réseau. Assurez-vous toutefois de changer régulièrement votre mot de passe.

  1. Mettez à jour vos logiciels et microprogrammes

Les pirates informatiques adorent quand vous ne voyez pas s’il existe des mises à jour logicielles pour votre routeur WiFi. Ces correctifs sont généralement un correctif de sécurité et ne pas mettre à jour votre micrologiciel est comme une invitation spéciale pour les pirates.

Une récente publication du FBI a parlé d’une vulnérabilité dans les routeurs et si vous aviez changé votre mot de passe et gardé votre microprogramme à jour, vous n’auriez probablement pas été touché.

  1. Utilisez WPA2 au lieu de WEP

Ce genre de chose ressemble plus à du charabia si vous n’êtes pas un geek de la sécurité informatique. En termes simples, c’est le moyen de s’assurer que les données que vous transmettez et recevez sont chiffrées. Le WEP (ou « Wired Equivalent Privacy ») est plus ancien et beaucoup plus facile à pirater. Le WPA (ou « WiFi Protected Access ») est un bien meilleur protocole de chiffrement. Si votre routeur n’en dispose pas, nous vous suggérons d’investir dans un routeur plus récent et plus sûr.

  1. Utilisez un pare-feu de qualité professionnelle

Un pare-feu est un élément de sécurité indispensable pour toute entreprise qui opère dans notre monde moderne. Vous devriez avoir un pare-feu capable de s’assurer que votre propre logiciel n’envoie pas de données sur Internet sans votre autorisation ou de détecter des problèmes, ou même des sites web malveillants.

Il existe des pare-feu intelligents qui permettent spécifiquement d’offrir aux petites et moyennes entreprises une sécurité de niveau entreprise sans coûter une fortune.

  1. Configurer un accès privé et public séparé

Votre WiFi doit avoir un accès séparé pour vos employés et pour le public, afin de ne pas donner à un pirate informatique un accès involontaire aux ordinateurs et réseaux internes de votre entreprise. Vous devrez créer deux identifiants de service (SSID) différents avec deux points d’accès distincts à votre réseau. L’un doit être un point d’accès sécurisé de niveau professionnel pour vos employés, et un point d’accès public pour vos clients.

  1. Connaître tous vos points d’accès

Parfois, quelqu’un installe un point d’accès inconnu à votre réseau. Ces points sont souvent créés par un employé qui pourrait avoir une mauvaise connexion réseau dans son bureau. Ces points d’accès ne sont généralement pas configurés pour la sécurité et ouvrent certaines vulnérabilités. Vous devriez occasionnellement effectuer un balayage des points d’accès si vous avez un grand bureau ou un réseau important.

  1. Éteindre les WPS

À moins que vous n’en ayez besoin pour quelque chose de spécifique, vous devez désactiver le WiFi Protected Setup, ou WPS. Il est conçu pour faciliter le couplage d’un appareil avec votre réseau chiffré, en appuyant sur un bouton. Le problème est qu’il peut ouvrir la porte à quelqu’un ayant de mauvaises intentions.

  1. Remplacez votre routeur tous les deux ans

Même si votre routeur semble toujours fonctionner correctement, l’appareil est arrivé en fin de vie lorsque les fabricants cessent de le prendre en charge avec des mises à jour de micrologiciels, le rendant ainsi vulnérable aux futures cyber-menaces. Vous pouvez vous attendre à ce que cela se produise tous les trois à cinq ans. À ce moment-là, il est crucial de passer à un nouveau matériel. La meilleure façon de le vérifier est de consulter le site web du fabricant de votre routeur et de lire des notes sur les versions de son microprogramme. S’il n’y a pas eu de mise à jour du microprogramme au cours de l’année écoulée, le routeur a probablement été abandonné.

  1. Mise en garde du DHCP

L’internet des objets (IoT) signifie que de plus en plus d’appareils recherchent une connexion sans fil pour fonctionner. Le DHCP (ou « Dynamic Host Configuration Protocol ») est l’adresse internet attribuée à ces appareils. Bien que le DHCP soit peu pratique, le plus sûr est de l’éteindre et d’attribuer manuellement une adresse internet à chaque appareil utilisé dans votre entreprise.

  1. Utilisez un VPN pour maintenir votre trafic local crypté

L’un des défauts fondamentaux de la WPA2 qui est corrigé dans la WPA3 est le concept de secret avancé. Cela signifie que dans la nouvelle norme WPA3, le trafic WiFi enregistré ne peut pas être espionné même si le pirate informatique prend connaissance du mot de passe WiFi plus tard. Avec la norme WPA2 actuelle, ce n’est pas le cas. Le trafic sur un réseau local peut être espionné à la fois par d’autres utilisateurs et par un attaquant qui enregistre le trafic et le déchiffre après avoir appris le mot de passe.

Alors que le HTTPS a rendu l’internet beaucoup plus sûr et plus privé pour les utilisateurs de WiFi sur des connexions non fiables, les VPN prennent le relais pour décourager l’espionnage du trafic. En chiffrant les requêtes DNS et d’autres informations qui peuvent ouvrir la porte à une attaque de phishing, les VPN rendent plus difficile pour un cybercriminel de voir ce que leurs victimes font en ligne, ou de les rediriger vers un site web malveillant.

Afin de chiffrer votre trafic local, la plupart des VPN populaires offrent une couche de protection qui vous permet d’éviter d’être une proie facile. Le VPN rendra votre trafic local indéchiffrable par un pirate et assurera le secret des transmissions en rendant les enregistrements de votre trafic WiFi inutiles, même si l’attaquant parvient à collecter votre mot de passe WiFi.

  1. Gardez votre firmware à jour

La raison pour laquelle vous devez faire des mises à jour de votre firmware est qu’il peut corriger les vulnérabilités pouvant facilement être exploitées par les cybercriminels pour accéder à vos appareils et à votre réseau. Si ces vulnérabilités sont exploitées, les configurations peuvent être modifiées et utilisées à diverses fins.

Adoptez des politiques qui exigent l’installation rapide et les vérifications mensuelles des mises à jour du firmware. Ceci vous permet de vous assurer que tous les dispositifs soient sécurisés et qu’aucune mise à jour du firmware n’a été omise.

  1. Chiffrez vos signaux sans fil

Vous pouvez rendre l’accès à votre réseau WiFi invité aussi facile que possible pour vos clients et visiteurs, mais ne le rendez pas trop facile, car les pirates risquent d’espionner les individus qui se connectent au réseau. Assurez-vous de chiffrer votre réseau sans fil en utilisant la méthode de chiffrement WPA2/WPA3.

Si votre routeur ne prend pas en charge WPA2, il est peut-être temps de mettre à jour le firmware de votre routeur. Si ce n’est pas encore possible, alors vous devriez acheter un routeur moderne qui prend en charge la méthode de chiffrement WPA3.

N’oubliez pas que, si vous ne parvenez pas à chiffrer votre WiFi, il est trop facile de vous faire voler votre bande passante.

  1. Sécurisez le WiFi invité en filtrant les contenus

Sécuriser le réseau WiFi invité signifie ajouter des contrôles pour limiter le contenu qui peut être consulté via votre réseau WiFi.

Vous devriez bloquer l’accès au contenu pour adultes, y compris la pornographie, les sites de jeux d’argent, les sites de rencontres, ainsi que les contenus Web illégaux ou douteux sur le plan éthique ou moral.

Une solution de filtrage web protégera vos clients contre les téléchargements accidentels de malwares et les attaques de phishing. Optez pour un filtre Web basé dans le cloud si vous ne voulez pas acheter du matériel supplémentaire.

D’ailleurs, cette solution peut être configurée et maintenue à distance, sans avoir besoin d’une mise à jour logicielle ou du firmware.

Contrairement aux filtres Web basés sur des applications, les filtres web basés dans le cloud sont plus évolutifs et s’adaptent mieux aux besoins changeants de votre entreprise.

WebTitan Cloud for WiFi – Une solution de sécurisation du WiFi invité pour les utilisateurs professionnels

TitanHQ a facilité la sécurisation du WiFi invité pour les utilisateurs professionnels. WebTitan Cloud for WiFi est un filtre Web 100 % dans le cloud et permet aux entreprises de contrôler soigneusement les catégories de contenu Web accessibles aux utilisateurs invités.

WebTitan Cloud for WiFi permet aux entreprises de bloquer l’accès à 53 catégories prédéfinies différentes de contenus web tels que la pornographie, les jeux d’argent, les sites de rencontres, les actualités et les sites de médias sociaux. Dans ces 53 catégories se trouvent plus de 500 millions de sites web dans 200 langues, dont les contenus ont été évalués et catégorisés. L’utilisation de la recherche dans le cloud garantit un filtrage précis et flexible des contenus des pages.

La sécurisation du WiFi invité est essentielle pour mettre en place une protection efficace contre les malwares, les ransomwares et le phishing. En déployant WebTitan Cloud, vous pourrez empêcher les utilisateurs d’accéder à des sites web compromis, aux sites de phishing et à d’autres sites malveillants.

Vous devez également créer des stratégies souples qui vous permettront de déléguer le contrôle du filtre à différents services et d’appliquer des contrôles à différents types d’utilisateurs. Par ailleurs, des clés de chiffrement dans le cloud peuvent être créées pour permettre à des utilisateurs spécifiques de contourner les règles mises en place.

À ceux-ci devrait s’ajouter une suite complète de rapports qui garantit la disponibilité permanente d’informations détaillées, avec des possibilités de notifications par e-mail pour alerter les administrateurs des tentatives de violation des règles et leur fournir l’historique de navigation et la liste chronologique des sites visités par les utilisateurs, et ce, en temps réel.

Conclusion

Le WiFi est devenu un outil de marketing essentiel pour la plupart des entreprises et une attente des clients. Malheureusement, de nombreuses entreprises ne disposent pas encore des compétences nécessaires pour protéger leur réseau contre les attaques cybercriminelles. De plus, les attaques lancées via le WiFi sont faciles à déployer et la plupart des pirates peuvent accéder à vos précieuses données sensibles en moins quelques minutes. La cybersécurité dans tous les aspects – quelle que soit la taille de votre entreprise – devient rapidement indispensable si vous ne voulez pas être la prochaine victime d’une attaque réussie à cause de la négligence d’une vulnérabilité que vous auriez pu corriger.

Avec les progrès de la technologie ainsi que la dépendance des utilisateurs et de vos clients au réseau WiFi, TitanHQ – en tant qu’acteur clé du marché – devrait être au sommet de son art en termes de sécurisation des informations sensibles concernant votre entreprise et vos clients.

Bien entendu, il est très important de créer et de maintenir un système sophistiqué de prévention des intrusions contre les brèches dans votre réseau WiFi.

Mais, même avec toutes les mises à jour modernes, le fait de fournir un accès internet sans fil représente toujours des risques en matière de piratage.

Vous devriez donc mettre en place une stratégie et un système de contre-attaque efficaces comme celui de TitanHQ.

Vous voulez prendre le contrôle de votre réseau WiFi ? Vous êtes un fournisseur de services gérés à la recherche d’une solution multilocataires et facile à utiliser pour vous permettre de fournir un service de filtrage Web à vos clients ? Alors, optez pour notre solution WebTitan Cloud for WiFi. Il s’agit d’un moyen rapide, facile à utiliser, peu coûteux et qui fournit un haut niveau de sécurité WiFi invité aux utilisateurs professionnels.

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Quelle est la motivation des cyberattaques ? Une étude le révèle !

Quelle est la motivation des cyberattaques ? Une étude le révèle !

De nombreux professionnels de la sécurité aimeraient savoir quelle est la motivation derrière les cyberattaques.

  • Combien gagnent les hackers ?
  • Qu’est-ce qui motive réellement les pirates informatiques à attaquer une organisation particulière ?
  • Combien de temps les pirates informatiques essaient-ils avant d’abandonner et de passer à autre chose ?
  • Dans quelle mesure la cybercriminalité est-elle rentable pour un pirate informatique ?

Un récent sondage mené par Palo Alto Networks fournit quelques réponses à ces questions et donne un aperçu de l’esprit des pirates informatiques. Les résultats de l’enquête suggèrent que la cybercriminalité n’est pas aussi rentable que beaucoup le pensent.

Généralités sur les cyberattaques

La cybersécurité est la pratique qui consiste à protéger vos systèmes, vos réseaux et vos programmes contre les attaques lancées via Internet. De nombreuses raisons peuvent pousser les pirates informatiques à accéder aux informations sensibles de votre entreprise, à les modifier ou les détruire.

Comme vous allez le constater dans ce dossier, les pirates sont généralement motivés par des intérêts financiers, notamment en extorquant de l’argent aux utilisateurs du web. Ensuite, il y a l’espionnage ou l’obtention d’informations sensibles pour ou interrompre des processus commerciaux normaux, et enfin les intérêts personnels. Il est crucial de comprendre ces différentes motivations, car cela vous aide à protéger vos actifs.

La mise en œuvre de mesures de cybersécurité efficaces peut être une tâche particulièrement, étant donné qu’il y a plus de dispositifs connectés que de personnes inconscientes des risques de piratage informatique, d’autant plus que les attaquants ne cessent d’innover leurs tactiques et Il faut parfois plusieurs mois pour vos données ont été piratées.

Pour empêcher la compromission complète de votre système d’information, il faut adopter certaines mesures d’hygiène et de sécurité informatique. Mais avant cela, vous devez connaître les raisons qui motivent réellement les pirates à mener des attaques cybercriminelles.

Le « Grand Jour de Paie », une sorte de mythe ?

Les hacktivistes et les saboteurs constituent une menace, mais dans la majorité des cas, les attaquants ne sont pas déterminés à causer du tort aux organisations. La majorité des cybercriminels sont motivés par l’argent. Plus précisément, la motivation derrière 67 % de la cybercriminalité est l’argent.

Le gain financier est généralement ce qui motive les pirates informatiques. Cela s’est par exemple vérifié en 2016, lorsque des pirates informatiques ont visé la Bangladesh Bank. Ils ont réussi à mettre la main sur une coquette somme de 80 millions de dollars suite à une compromission réussie des informations d’identification du compte concernant les transactions internationales de la banque.

Selon une étude mondiale sur les grandes organisations, présentée par Visual Capitalist en 2017, l’objectif de la plupart des cyberattaques (41 %) est l’obtention d’une rançon. Pour ce faire, les pirates peuvent infecter les réseaux d’une organisation avec un ransomware, un malware qui chiffre les données des ordinateurs vulnérables, et en exigeant de l’argent en contrepartie de la clé privée qui permettra de déchiffrer les données. Si votre organisation ne dispose d’aucune sauvegarde (ou si vos sauvegardes ont également été chiffrées), vous devez tout reconstruire à partir de zéro, à moins que vous payez les criminels.

Ces dernières années, les menaces d’attaques de ransomwares ont fait les gros titres des médias. En 2017, le monde a par exemple été secoué par les attaques par WannaCry et NotPetya, des ransomwares tristement célèbres pour les ravages qu’ils ont faits dans les entreprises du monde entier. Et ce n’était que le début de ce type d’attaque. Depuis lors, les attaques de ransomware se sont multipliées, notamment parce qu’elles ont un potentiel de rendement élevé. Certaines d’entre elles ont donné lieu à des versements de centaines de milliers ou de millions d’euros. De plus, cette menace cybercriminelle peut viser n’importe quelle entité, des particuliers aux organismes gouvernementaux, en passant par les entreprises, les établissements de santé, etc.

La vraie réalité pour la majorité des hackers

Si le motif numéro un d’une cyberattaque reste l’argent, dans la plupart des cas, il semblerait qu’il n’y ait pas vraiment beaucoup d’argent à gagner.

On croit souvent à tort que les cyberattaqueurs s’efforcent inlassablement de briser les défenses des organisations et qu’ils accumulent des millions d’attaques réussies. Cependant, les résultats du sondage indiquent le contraire.

Le Ponemon Institute a demandé à 304 experts en menaces leur opinion sur les motivations des cyberattaques, l’argent qui peut être gagné, le temps investi par les pirates et comment les attaquants choisissent leurs cibles.

Les répondants, basés en Allemagne, aux États-Unis et au Royaume-Uni, étaient tous impliqués à des degrés divers dans la communauté de menaces (threat community). 79 % d’entre eux ont déclaré faire partie de la communauté de menaces, et 21 % ont déclaré qu’ils étaient « très impliqués ».

L’étude a mis en lumière ce qui motive les cyberattaques, tout en offrant un aperçu important de l’esprit des pirates informatiques.

Combien gagnent les hackers ?

Ceux qui veulent savoir combien gagnent réellement les pirates informatiques seront probablement surpris d’apprendre que la réalité n’est pas vraiment ce qu’ils auraient pu penser.

L’étude a déterminé qu’un pirate informatique techniquement compétent serait capable de mener un peu plus de 8 cyberattaques par an, et qu’environ 41 % de ces attaques ne donneraient lieu à une indemnisation.

Les profits tirés de la cybercriminalité se sont révélés relativement constants, quel que soit l’endroit où se trouvaient les criminels. Aux États-Unis, une seule cyberattaque a rapporté en moyenne 15 638 $ à un pirate informatique, contre environ 12 324 $ au Royaume-Uni et environ 14 983 $ en Allemagne.

Combien gagnent les hackers ?

En supprimant le coût des trousses d’outils qu’ils achètent, soit environ 1 367 $, l’institut Ponemon a évoqué que le salaire moyen d’un cybercriminel est de l’ordre de 28 744 $ par an. Ce chiffre est basé sur 705 heures de travail par an, soit environ 13,5 heures par semaine.

Bien entendu, certains pirates peuvent gagner beaucoup plus, mais le pirate moyen ferait mieux de trouver un vrai emploi. Les professionnels de la sécurité informatique gagnent 38,8 % de plus par heure.

Si les pirates informatiques trouvaient un emploi comme professionnels de la sécurité et utilisaient leurs compétences pour protéger les réseaux contre les pirates informatiques, ils pourraient gagner un salaire quatre fois plus élevé et toucheraient une indemnité de maladie, une indemnité de vacances et une assurance médicale ou dentaire.

D’autres facteurs qui peuvent motiver les cyberattaques

L’espionnage

L’espionnage est un autre type d’attaque cybercriminelle. Au lieu d’essayer de soutirer de l’argent à leurs victimes, les pirates tentent d’obtenir des informations protégées.

Les entreprises et d’autres organisations privées peuvent être victimes de l’espionnage, et les informations volées peuvent être vendues sur le dark web, ou utilisées par des concurrents pour obtenir des avantages tactiques. Mais en général, les pirates informatiques ciblent les gouvernements.

Selon un article du journal Reuters, le gouvernement américain a recensé 77 000 intrusions cybernétiques dans ses systèmes, rien qu’en 2015. Une étude mondiale menée par Verizon révèle également que 41 % des motifs des cyberattaques est le gain financier. Combiné à l’espionnage, le gain financier et l’espionnage représentent environ 70 % des motivations de la cybercriminalité.

Le spamming

Vous savez certainement ce qu’un un spam, ces petits courriels indésirables qui arrivent souvent dans vos boîtes de réception et dont les fins ne sont pas toujours très conventionnelles. Pour les pirates informatiques, le but du spamming n’est pas seulement de remplir votre boîte de réception de messages indésirables. Ils peuvent aussi les utiliser pour infecter votre réseau de malwares dans le but de prendre le contrôle des votre système d’information et de vos ordinateurs. D’autres spammeurs s’efforcent également de voler les mots de passe de vos employés afin d’utiliser leurs comptes de messagerie ou leurs comptes de médias sociaux afin de spammer d’autres contacts.

Le contrôle

Etes-vous certain d’avoir le contrôle total de vos appareils connectés ? L’une des tactiques courantes utilisées par les pirates est l’utilisation d’un cheval de Troie pour prendre le contrôle d’une partie ou de l’ensemble de votre réseau. S’ils y parviennent, ils peuvent transformer votre ordinateur en un « botnet » pouvant alimenter des opérations de spamming ou des attaques par déni de service (DDoS). Les pirates peuvent aussi prendre le contrôle total de vos systèmes à des fins de sabotage ou d’espionnage. Un exemple qu’on pourrait prendre est celui d’une personne qui vend des produits illicites sur le dark web. Dans ce cas, elle peut compromettre un système afin d’y placer un service caché, ce qui permet un certain degré d’abstraction par rapport à leurs actions et un déni plausible au cas où les forces de l’ordre interviennent.

La perturbation

Les hacktivistes désignent des groupes de personnes qui utilisent le piratage informatique dans un objectif politique précis. Certains d’entre eux cherchent à trouver et à diffuser des informations pour dénoncer les malversations et la corruption, tandis que d’autres peuvent utiliser la perturbation pour évacuer leur colère, leur frustration ou leur protestation à l’égard d’institutions. Etant donné que son but n’est pas d’ordre financier, le hackerisme est souvent ignoré par les entreprises,

La concurrence

Parvenir à s’introduire dans le système d’information d’une entreprise peut s’avérer précieux pour les escrocs, que ce soit pour voler de la propriété intellectuelle, pour faire du chantage ou pour gagner un avantage concurrentiel.

Les attaques DDoS sont par exemple l’une des attaques les plus utilisées comme un outil de concurrence commerciale. Les entreprises peuvent utiliser certaines d’entre elles pour empêcher leurs concurrents de participer à des événements importants, tandis que d’autres visent la fermeture complète des entreprises en ligne pendant plusieurs mois. Le but étant de provoquer des perturbations pour inciter les clients des concurrents à se ranger de leur côté, de tout en causant des dommages financiers et une perte de réputation à l’entreprise victime.

Cette liste n’est pas exhaustive, car il existe beaucoup d’autres raisons qui motivent les pirates à viser les organisations publiques et les entreprises. Il est toutefois essentiel de les comprendre pour mieux identifier où vos propres actifs peuvent être en danger et pour traiter plus efficacement les risques identifiés.

Comment les données de l’enquête peuvent-elles être utilisées pour prévenir les cyberattaques ?

Palo Alto Networks a interrogé les experts pour savoir dans quelle mesure les pirates informatiques étaient déterminés à violer les défenses informatiques des entreprises.

Étonnamment, il semblerait que même si le prix potentiel est important, les cybercriminels ont tendance à ne pas passer une grande partie de leur temps sur les attaques avant de trouver des cibles plus faciles.

72% des pirates informatiques sont opportunistes et 69% d’entre eux abandonneraient l’idée d’une attaque s’ils découvraient que les défenses d’une entreprise sont solides.

Ponemon a déterminé qu’une attaque contre une infrastructure de sécurité informatique typique prenait environ 70 heures à planifier et à exécuter, alors que pour attaquer une entreprise disposant d’une excellente infrastructure, il faudrait environ 147 heures.

Si la défense informatique d’une entreprise peut résister à une attaque pendant 40 heures, soit moins de deux jours, 60 % des attaquants se dirigeront vers une cible plus facile.

Les cybercriminels ne perdront pas leur temps à s’attaquer aux organisations qui rendent particulièrement difficile l’obtention de données. La raison est simple : il y a beaucoup d’autres cibles plus faciles à attaquer.

Installez des défenses complexes à plusieurs niveaux et utilisez des honeypots pour faire perdre du temps aux pirates. Si les pirates jugent que l’attaque est non rentable, dans la majorité des cas, ils abandonneront et passeront à des cibles plus faciles.

Les honeypots sont-ils vraiment efficace ?

Un honeypot ressemble à un véritable système informatique. Il intègre des applications et des données et dont le but est de tromper les pirates informatiques en leur faisant croire qu’il s’agit d’une cible légitime.

Pour rendre les pots de miel plus attrayants pour les cybercriminels, vous allez y introduire délibérément des failles de sécurité, comme des mots de passe faibles. Des ports vulnérables seront laissés ouverts afin d’attirer les attaquants vers le honeypot, plutôt que vers le réseau réel.

Le but du honeypot n’est pas de résoudre un problème spécifique, comme c’est le cas pour les antivirus et les pare-feu. Il s’agit plutôt d’un outil d’information visant à vous aider à comprendre les menaces existantes pour votre entreprise et à repérer les nouvelles menaces.

Un pot de miel peut par exemple être conçu pour imiter le système de facturation des clients de votre entreprise. En fait, ces derniers sont souvent la cible des criminels à la recherche de numéros de carte de crédit. Une fois que les cybercriminels sont entrés dans le honeypot, vos administrateurs système peuvent les suivre. Leur comportement peut également être évalué. De cette manière, votre équipe informatique pourra trouver des solutions pour rendre votre réseau réel plus sûr.

Pour vous donner une idée quant à l’importance du honeypot, sachez qu’en 2015, des experts en sécurité Internet ont déployé un système de contrôle de chemin de fer en ligne en guise d’appât. L’objectif du projet « HoneyTrain » était d’étudier comment les pirates s’attaqueraient à des projets d’infrastructure publique et où ils pourraient compromettre la sécurité publique et où ils pourraient mettre le public en danger.

Au final, les seuls dommages causés ont été ceux d’une maquette de train en ligne présentée lors d’une foire industrielle de l’informatique en Allemagne. Notez toutefois que le système fictif du « HoneyTrain » a subi 2,7 millions d’attaques en deux semaines seulement.

Utilisez un filtre web pour mettre votre entreprise à l’abri des piratages informatiques

Peu importe la motivation des cybercriminels, la sécurité du web doit être une priorité absolue pour votre entreprise, car les menaces en ligne comme les virus, les malwares, les ransomwares et le phishing peuvent permettre aux cybercriminels d’accéder à vos données privées et créer d’énormes dégâts. Les passerelles web basées sur le DNS constituent l’un des meilleurs moyens de vous protéger contre ces menaces. Un filtre DNS protège votre entreprise en bloquant les virus en ligne et en filtrant les sites web dangereux. Il fournit également des rapports sur le comportement des utilisateurs de votre réseau.

WebTitan Cloud est une solution de filtrage web robuste qui offre une protection efficace contre les menaces lancées via le web. Il empêche vos employés et les autres utilisateurs de votre réseau de consulter les pages web malveillantes, les sites web connus pour héberger des virus, des malwares et des ransomwares, ou encore les sites de phishing. Facile à déployer et à gérer, WebTitan Cloud offre une protection pour tous les appareils sur réseau et hors réseau.

WebTitan détecte 500 millions d’utilisateurs finaux, en temps réel, et environ 5 milliards de requêtes web par mois, couvrant ainsi 99,9% du web actif. Ceci offre une solide protection contre les menaces pour les utilisateurs au bureau ou ceux qui travaillent à distance. Enfin, sachez que WebTitan est une solution évolutive et abordable pour les PME, les MSP, les écoles et les établissements de santé à la recherche d’une protection web basée sur le DNS.

Conclusion

Il est certain que les cybercriminels sont (et resteront) l’une des préoccupations majeures pour les entreprises et les professionnels dans le domaine des technologies de l’information. La sécurisation du DNS devrait donc faire votre première ligne de défense contre ces menaces.

Testez régulièrement la fiabilité de vos solutions de protection contre les cybercriminalités et mettez à jour vos logiciels. N’oubliez pas de sensibiliser vos employés sur les menaces cybercriminelles et sur les mesures à prendre en cas d’attaque.

Même si certaines entreprises peuvent atteindre cet objectif, en appliquant ces différentes mesures dans un délai assez court, il n’est peut-être pas facile pour vous de tout faire en même temps. Le conseil que nous pouvons donner est d’essayer de faire une étape à la fois.

Si vous avez besoin d’informations complémentaires sur la sécurisation de votre réseau avec WebTitan, n’hésitez pas à contacter l’équipe de TitanHQ dès aujourd’hui.

2017 : les attaques de malwares contre les écoles s’intensifient

2017 : les attaques de malwares contre les écoles s’intensifient

2017 a vu une augmentation importante des attaques de malwares dans les écoles. Alors que les cybercriminels ont mené des attaques à l’aide d’une variété de malwares différents, l’un des plus gros problèmes est celui des ransomwares.

Un ransomware est un logiciel malveillant qui chiffre les fichiers, les systèmes et même les tables de fichiers maître, empêchant ses victimes d’accéder à leurs données. L’attaque s’accompagne d’une demande de rançon. Les victimes doivent payer une rançon pour chaque appareil infecté, dont le montant peut varier de quelques centaines à plusieurs milliers de dollars par appareil. Les demandes de rançon de dizaines de milliers de dollars sont désormais courantes.

Les données peuvent être restaurées à partir d’une sauvegarde, mais seulement si elles sont sauvegardées de manière fiable. Mais souvent, les fichiers de sauvegarde sont chiffrés, ce qui rend la récupération impossible à moins que la rançon ne soit payée.

Les attaques de ransomwares peuvent être aléatoires, le code malveillant étant installé par le biais de campagnes de spam à grande échelle, impliquant des millions de messages.

Les écoles sont souvent ciblées. Les cybercriminels savent très bien que les moyens de défense en matière de cybersécurité dans les écoles sont généralement insuffisants et que les rançons sont plus susceptibles d’être payées parce qu’elles ne peuvent pas fonctionner si elles n’ont pas accès à leurs données.

D’autres variantes de malwares sont utilisées pour enregistrer des informations sensibles telles que les identifiants de connexion. Ceux-ci sont ensuite relayés aux attaquants et sont utilisés par les pirates pour accéder aux réseaux informatiques des écoles. Les attaquants recherchent des informations personnelles comme les détails fiscaux, les numéros de sécurité sociale et d’autres renseignements qu’ils peuvent utiliser pour le vol d’identité.

En ce qui concerne les attaques de ransomwares, elles peuvent rapidement être découvertes, car les notes de rançon sont placées sur les ordinateurs et les fichiers ne sont pas accessibles. Contrairement, les enregistreurs de frappe et les autres formes de vol d’informations prennent souvent plusieurs mois à détecter.

Les récentes attaques de malwares dans les écoles peuvent entraîner le sabotage de l’ensemble de leurs réseaux.

Les attaques NotPetya impliquaient par exemple une forme de malware qui chiffre la table de fichiers maître, empêchant l’ordinateur de localiser les données stockées. Leur but était de saboter des infrastructures essentielles. Il n’y avait aucun moyen de récupérer la table de fichiers principale chiffré en dehors d’une restauration complète du système.

Les conséquences des attaques de malwares à l’encontre des écoles peuvent être considérables. Elles entraînent des pertes financières, les données peuvent être perdues ou volées, les équipements informatiques peuvent être rendus inutilisables et les établissements d’enseignement peuvent faire l’objet de poursuites ou d’actions en justice en raison des attaques.

Dans certains cas, les établissements scolaires ont été contraints de refuser des élèves afin de résoudre les problèmes causés par les infections de malwares, en remettant leurs systèmes en ligne.

Principales attaques de malwares dans les écoles en 2017

Vous trouverez ci-dessous quelques-unes des principales attaques de malwares qui ont eu lieu dans les écoles en 2017.

Ce n’est qu’une très petite sélection parmi un grand nombre d’attaques signalées au cours des six derniers mois.

Fermeture pendant une journée du Minnesota School District en raison d’une attaque de malwares

Les attaques de malwares dans les écoles peuvent avoir des conséquences majeures pour les élèves. En mars, le district scolaire de Cloquet, au Minnesota, a subi une attaque de ransomware qui a entraîné le chiffrement d’importantes quantités de données, empêchant l’accès à de nombreux fichiers. Les attaquants ont émis une demande de rançon de 6 000$ pour déverrouiller le chiffrement.

Le fonctionnement du district scolaire est axé sur la technologie, de sorte que sans accès à ses systèmes, les cours ont été gravement perturbées. L’école a même dû fermer pendant une journée pour que le personnel de soutien informatique puisse restaurer les données.

Pour ce cas précis, les données sensibles n’ont pas été compromises, bien que la perturbation causée ait été grave. Le ransomware était censé avoir été installé à la suite de l’ouverture par un membre du personnel d’un e-mail de phishing qui a permis d’installer le ransomware sur le réseau.

Le district scolaire Swedesboro-Woolwich a souffert d’une attaque par cryptoransomware

Le district scolaire Swedesboro-Woolwich de New Jersey comprend quatre écoles primaires et compte environ 2 000 élèves. Elle a été également victime d’une attaque de cryptoransomware qui a mis ses systèmes informatiques hors d’usage. L’attaque s’est produite le 22 mars et a entraîné le chiffrement de documents et de feuilles de calcul, bien que les données sur les étudiants n’aient pas été apparemment touchées.

L’attaque a mis hors service une partie importante du réseau, y compris les systèmes de communications internes et externes du district scolaire, voir le système de point de vente utilisé par les élèves pour payer leurs repas.

L’école a été obligée de recourir à un stylo et à du papier suite à cet incident. Son administrateur réseau a dit : « On est de nouveau en 1981 ! ».

Los Angeles Community College District (LACCD) a dû verser une rançon de 28 000$

Un ransomware a été installé sur le réseau informatique du LACCD, mettant non seulement les postes de travail du collège hors service, mais aussi son système de messagerie électronique et son système de messagerie vocale.

Des centaines de milliers de fichiers ont été chiffrés, et l’incident a touché la plupart de ses 1 800 employés et 20 000 étudiants.

Une demande de rançon de 28 000$ a été émise par les attaquants. L’école n’avait d’autre choix que de payer la rançon pour déverrouiller ses systèmes.

Le Calallen Independent School District a rapporté une attaque par ransomware

Le Calallen Independent School District, dans le nord-ouest de Corpus Christi, est l’une des dernières victimes d’une attaque par rançon.

En juin, l’attaque a commencé avec un poste de travail avant de se propager à d’autres systèmes. Cette fois, aucune donnée étudiante n’a également été compromise ou volée et le service informatique était en mesure d’agir rapidement pour pouvoir isoler les parties du réseau touchées, ce qui a mis un terme à sa propagation.

L’attaque a quand même causé des perturbations considérables, notamment pour la réparation des serveurs et des systèmes. Le district scolaire a également dû faire un investissement conséquent pour améliorer son système de sécurité afin de prévenir des attaques similaires.

Prévention des attaques de malwares et de ransomwares dans les écoles

Les attaques de malwares dans les écoles peuvent se produire par l’intermédiaire d’un certain nombre de vecteurs différents. Les attaques de NotPetya ont par exemple profité des vulnérabilités logicielles qui n’avaient pas été corrigées.

Les attaquants ont pu les exploiter à distance, sans interaction de l’utilisateur. Mais Microsoft a publié un correctif pour pouvoir corriger les failles et les empêcher deux mois avant l’attaque.

Les vulnérabilités logicielles peuvent également être exploitées via des kits d’exploitation. Il s’agit de kits de piratage chargés sur des sites Web malveillants qui recherchent les vulnérabilités des navigateurs et des plug-ins et exploitent ces vulnérabilités pour télécharger discrètement des ransomwares et des malwares.

S’assurer que les navigateurs et les plug-ins sont à toujours à jour est un des moyens pour prévenir ces attaques. Cependant, il n’est pas possible de garantir que tous les ordinateurs sont à 100 % à jour à tout moment. De plus, il y a toujours un certain délai entre le développement d’un kit d’exploitation et la sortie d’un correctif.

Ces attaques de malwares sur le web dans les écoles peuvent être évitées en utilisant une solution de filtrage Web. Un filtre Web peut empêcher les utilisateurs finaux d’accéder à des sites Web malveillants qui contiennent des kits d’exploitation ou des malwares.

La méthode la plus courante de diffusion de malwares est le spam. Les malwares (ou téléchargeurs de malwares) sont envoyés sous forme de pièces jointes malveillantes dans les spams. L’ouverture des pièces jointes entraîne une infection. Les liens vers des sites Web qui téléchargent des malwares sont également envoyés par ce moyen.

Vous pouvez empêcher les utilisateurs de visiter ces sites malveillants si vous utilisez un filtre Web. Par ailleurs, une solution avancée de filtrage des spams peut bloquer les attaques de malwares dans les écoles en garantissant que les e-mails malveillants ne sont pas envoyés dans les boîtes de réception des utilisateurs finaux.

TitanHQ peut aider les écoles, collèges et universités à améliorer leurs défenses contre les malwares

TitanHQ offre deux solutions de cybersécurité qui peuvent prévenir les attaques de malwares dans les écoles. WebTitan est un filtre Web 100% dans le cloud qui empêche les utilisateurs finaux de visiter des sites Web malveillants, y compris les sites de phishing et ceux qui téléchargent des malwares et des ransomwares.

WebTitan ne nécessite aucun matériel et aucun téléchargement de logiciel. Il peut être installé facilement et rapidement, même si vous n’avez aucune compétence technique. WebTitan peut également être utilisé pour bloquer l’accès à des contenus inappropriés tels que la pornographie, ce qui aide les écoles à se conformer à la CIPA ou « Children’s Internet Protection Act ».

SpamTitan est une solution avancée de filtrage de spam pour les écoles. Il peut bloquer plus de 99,9 % des spams et empêcher les messages malveillants d’être envoyés aux utilisateurs finaux. Si vous l’utilisez avec WebTitan, votre école sera bien protégée contre les attaques de malwares et de ransomwares.

Pour en savoir plus sur WebTitan et SpamTitan et si vous voulez plus d’informations sur les prix, contactez l’équipe de TitanHQ dès aujourd’hui. À noter que ces deux solutions sont disponibles pour un essai gratuit de 14 jours, sans obligation d’achat, ce qui vous permet de les tester et déterminer leur capacité à bloquer les cybermenaces.

Quelle est la meilleure configuration de la segmentation de la zone de sécurité du pare-feu ?

Quelle est la meilleure configuration de la segmentation de la zone de sécurité du pare-feu ?

Pour faire aussi simple que possible, la segmentation réseau est la pratique consistant à diviser un grand réseau informatique – qui constitue généralement une surface d’attaque importante pour les cybercriminels, et qui est difficile à gérer et à protéger – en plusieurs petits sous-réseaux isolés les uns des autres. Elle permet d’empêcher un attaquant de pénétrer et de se déplacer latéralement dans votre réseau pour accéder à vos données critiques.

Quels que soient la taille de votre entreprise et le type de configuration TCP/IP dont vous disposez, un pare-feu matériel est essentiel. C’est l’un des éléments les plus fondamentaux de la sécurité réseau. Il fournit une protection de base et est capable d’empêcher que de nombreuses attaques sur votre réseau soient couronnées de succès. Il est donc essentiel que vous disposiez de la meilleure configuration de segmentation de la zone de sécurité du pare-feu.

Notion de zone de sécurité

Une zone de sécurité est un système composé d’une ou plusieurs interfaces de pare-feu physiques ou virtuelles, et de segments de réseau connectés entre eux. Vous pouvez contrôler la protection de chaque sous-réseau individuellement pour qu’il puisse recevoir les protections spécifiques dont il a besoin. Par exemple, il est possible de configurer la protection d’une zone dédiée au département des finances pour qu’elle ne permette pas l’accès aux applications autorisées par une zone destinée au département informatique.

Etant donné que tout le trafic réseau doit passer par le pare-feu – ceci, afin de le protéger plus efficacement – vous pouvez configurer les interfaces ainsi que les zones pour créer d’autres zones distinctes pour certains domaines fonctionnels tels que :

  • le stockage de données sensibles,
  • la passerelle Internet,
  • les applications commerciales,

Vous pouvez aussi faire cela pour les groupes organisationnels, comme :

  • l’informatique,
  • les finances,
  • le marketing,

Des zones plus granulaires offrent plus de visibilité et de contrôle sur le trafic réseau

La segmentation d’un réseau en plusieurs zones de sécurité vous permet de créer une architecture dite « zéro confiance ». Ce concept consiste à ne faire confiance à aucun utilisateur/périphérique/paquet et à aucune application. Avant de donner l’accès automatique à un réseau/sous-réseau, il faut donc tout vérifier. De cette manière, vous aurez un réseau qui n’autorise l’accès qu’aux utilisateurs, applications et dispositifs qui ont des besoins professionnels légitimes, tout en refusant les autres trafics.

Toutes les communications autorisées doivent également traverser un pare-feu pour subir une inspection complète des menaces, comme les virus, les spywares, les vulnérabilités, etc.

Le pare-feu doit être conçu pour refuser tout trafic entre les zones de sécurité

Votre entreprise doit mettre en place des politiques de sécurité spécifiques dans le but de permettre uniquement au trafic que vous aurez explicitement autorisé de passer d’une zone à l’autre.

La façon dont vous utilisez les zones de sécurité pour segmenter votre réseau dépend des ressources que vous devez séparer des autres. A titre d’exemple, vous pouvez mettre en place une architecture comprenant des zones distinctes pour les serveurs de production et les serveurs de développement.

Chaque fois que vous effectuez une division logique de la fonctionnalité, des privilèges d’accès des utilisateurs et de l’utilisation des applications, le pare-feu peut être utilisé pour créer une zone distincte qui va isoler et protéger une zone spécifique. Ensuite, vous allez appliquer les politiques de sécurité que vous avez mises en place pour empêcher tout accès inutile aux applications et aux données auxquelles un ou plusieurs groupes doivent accéder.

Les zones de sécurité peuvent également être utilisées pour segmenter les serveurs hébergeant des informations très sensibles comme les informations d’identification personnelle ou les informations sur les cartes de crédit. Ainsi, vous pourrez segmenter les différents services internes de votre entreprise (ressources humaines, marketing, etc.).

Les cinq principales méthodes de segmentation d’un réseau

Pour votre réseau LAN, vous pouvez utiliser la méthode physique, la segmentation de réseau défini par logiciel, la segmentation via le cloud et la microsegmentation.

1. La segmentation physique

Pour séparer physiquement les parties d’un réseau LAN en plusieurs réseaux distincts, il faut que chaque segment possède sa propre infrastructure physique, y compris le câblage, les pare-feu et les commutateurs. Il s’agit d’une méthode très sûre, étant donné qu’il n’existe pas d’autres chemins physiques (sauf celui que vous mettez en place) entre les différents segments.

Par contre, la segmentation physique est assez difficile à mettre en œuvre et à maintenir. Tout changement important que vous allez effectuer dans votre réseau requiert un nouveau matériel, quelques configurations ainsi qu’un nouveau câblage. Cette tâche n’est pas facile à réaliser en raison de son coût et du temps qu’elle requiert, mais il existe des cas spécifiques où la segmentation physique peut être justifiée.

2. La segmentation via les VLAN

Pendant plusieurs décennies, la ségrégation virtuelle des réseaux en sous-réseaux plus petits via des VLAN était très utilisée. Aujourd’hui, les entreprises utilisent encore cette approche, en fragmentant les domaines de diffusion de leur réseau local et en divisant les adresses IP – via le masquage de sous-réseau – en de petits sous-ensembles d’adresses apparentées. Dans ce cas, les hôtes d’un même VLAN peuvent communiquer facilement entre eux. Par contre, pour que les autres VLAN puissent communiquer avec ces hôtes, il faut des autorisations réseau. Pour ce faire, on utilise généralement des listes de contrôle d’accès (ACL) pour des règles complexes qui peuvent être appliquées par les différents périphériques réseau, les routeurs, les pare-feu et les commutateurs.

Si les VLAN sont utilisés avec des pare-feu bien configurés, votre réseau deviendra beaucoup plus difficile à compromettre.

Notez toutefois que, même si les VLAN et les pare-feu constituent une solution fiable pour segmenter un réseau local, la mise en place et la maintenance des pare-feu et des ACL demandent beaucoup de travail. De plus, l’infrastructure VLAN doit toujours être mise à jour lorsque les exigences du réseau changent.

3. La segmentation de réseau défini par logiciel (SDN)

Au cours de la dernière décennie, l’utilisation des réseaux définis par logiciel (SDN) a explosé, ce qui a grandement facilité le concept de segmentation réseau. De nombreuses entreprises utilisent actuellement plusieurs transports WAN pour optimiser les performances de leurs applications, notamment en termes de VoIP, de streaming vidéo, de téléconférence, de communication mobile à haut débit, et bien d’autres applications critiques.

Cette méthode permet au dispositif SD-WAN d’agir comme une superposition virtuelle sur votre réseau physique, tandisqu’un logiciel convivial de haut niveau permet le marquage et le filtrage du trafic afin de connaître et de contrôler le trafic autorisé à circuler. En utilisant des protocoles ouverts, vous pourrez également accéder à des périphériques réseau comme les routeurs, les commutateurs, ou les pare-feu qui – autrement  – ne pourraient pas être contrôlés à cause d’un firmware propriétaire.

4. La segmentation via le cloud

Grâce au développement de l’informatique, de l’infrastructure et du stockage dans le cloud, une nouvelle approche de la segmentation a actuellement le vent en poupe. Désormais, la segmentation du réseau permet de décharger le trafic et les flux de travail de votre réseau local vers un réseau basé dans le cloud.

Le trafic entre votre réseau LAN et le cloud est géré en toute sécurité par le biais de protocoles d’authentification robustes et/ou via des VPN sur SD-WAN ou des tunnels IP SD-WAN chiffrés. Vous allez donc créer un réseau hybride dont une partie de réseau local physique sera basé dans votre centre de données et une autre partie dans le cloud.

L’avantage de cette forme de segmentation réseau est qu’elle permet à votre entreprise de se connecter aux ressources du bureau à celles basées dans le cloud de manière sécurisée et avec des performances optimisées.

5. La microsegmentation

La microsegmentation est une solution qui rassemble toutes les techniques et concepts susmentionnés. Il s’agit d’un moyen de segmenter plus efficacement votre réseau, d’empêcher les brèches de sécurité et de contrôler les vulnérabilités de sécurité au sein d’un sous-réseau. On utilise des applications de pare-feu basées sur le périmètre pour gérer les entités extérieures qui pénètrent dans votre réseau.

L’objectif de la microsegmentation va au-delà du simple fait de permettre ou de refuser l’accès à votre réseau en se basant sur les adresses IP, les protocoles et les ports. Comme les adresses IP, les protocoles et les ports sont de plus en plus faciles à usurper, vous pouvez légitimement essayer d’accéder à votre réseau professionnel via d’autres adresses IP à différents endroits.

L’autre caractéristique de la microsegmentation est qu’elle s’appuie sur le modèle de « confiance zéro ». Le principe consiste à supposer qu’aucune entité – qu’il s’agisse d’un utilisateur, d’un hôte, d’un serveur, d’un type de trafic ou d’une application web – n’est digne de confiance, sauf si elle est explicitement étiquetée comme telle.

La microsegmentation requiert une analyse sophistiquée de l’ensemble du trafic, des hôtes, des utilisateurs, des serveurs, des ordinateurs portables, des téléphones, des applications Web, etc., pour établir la relation de confiance.

Pour automatiser ce processus, les outils les plus modernes tentent d’analyser toute la télémétrie impliquée dans un flux de travail pour élaborer des politiques de sécurité. Ainsi, les ressources autorisées pourront être identifiées via leur adresse IP et par leur interconnexion et leur dépendance avec d’autres ressources, et elles pourront interagir avec l’environnement du flux de travail.

Une fois qu’une ressource est vérifiée et que la « confiance » lui est accordée, il rare que du trafic indésirable parvient à traverser le flux de travail ou à contaminer les applications ou les hôtes.

Quelle est la meilleure configuration de segmentation de la zone de sécurité du pare-feu ?

Aujourd’hui, les réseaux s’étendent généralement à l’extérieur du périmètre du pare-feu. Pourtant, ils ont tendance à avoir une structure bien définie.

Votre réseau devrait donc avoir :

  • Une zone réseau interne,
  • Un réseau externe non fiable,
  • Une ou plusieurs zones de sécurité intermédiaires.

Chacune de vos zones de sécurité intermédiaires, généralement des sous-réseaux de couche 3 avec plusieurs postes de travail et/ou serveurs, doit contenir des systèmes qui peuvent être protégés de la même manière.

Ce sont des groupes de serveurs qui ont des exigences similaires. Ils peuvent être protégés par un pare-feu au niveau de l’application, ou plus généralement, au niveau du port et de l’IP.

Segmentation de la zone de sécurité du paramètre du pare-feu

Malheureusement, la topologie du réseau périmétrique qui vous convient le mieux peut différer considérablement de celle que vous avez déjà utilisée pour votre société. Votre réseau actuel sera naturellement différent et aura ses propres exigences et fonctions.

La segmentation de votre périmètre de sécurité devra donc être adaptée aux besoins spécifiques de votre entreprise. Cela dit, il existe de meilleures pratiques que vous pouvez adopter lors de la conception de votre périmètre réseau.

Pour mieux vous expliquer ce qu’est un périmètre de réseau typique, nous l’avons illustré dans le diagramme ci-dessous.

Votre réseau peut différer, mais cette illustration montre une configuration qui est généralement utilisée par de nombreuses entreprises.

En réalité, vous pouvez utiliser deux pare-feu ou n’avoir qu’une seule zone démilitarisée (DMZ). Les flèches rouges indiquent la direction du trafic autorisée par le pare-feu.

Segmentation des zones de sécurité et mise en place de votre DMZ

Votre équipement et les sections de votre réseau qui seront les plus susceptibles d’être attaqués seront les parties qui font face au public et qui sont connectées à Internet. Il s’agit notamment de vos serveurs web, de vos serveurs de messagerie et de vos serveurs DNS.

Si un pirate informatique tente d’attaquer votre réseau, c’est là que la menace est la plus susceptible de se produire. Il est donc important de pouvoir minimiser les risques de dommages au cas ou l’une de ces attaques réussirait et qu’un ou plusieurs de vos serveurs serait compromis.

C’est pour cette raison qu’il est important de mettre en place une DMZ. D’une manière générale, il s’agit d’un sous-réseau de couche 3 isolé. Dans notre exemple, nous en avons inclus deux, car cette configuration offre la meilleure protection pour notre zone interne.

Dans votre cas, un, trois, voire quatre DMZ peuvent être utilisées en fonction de la taille de votre réseau, du nombre de serveurs, etc.

DMZ1

Vous devez avoir au moins un serveur public accessible via Internet.

Le trafic doit être limité pour des raisons de sécurité, de sorte qu’il ne permet pas de passer qu’à partir d’Internet vers votre DMZ1. Il est également essentiel que seuls les ports TCP/UDP nécessaires soient ouverts et que tous les autres ports soient fermés.

Votre DMZ1 devrait héberger votre DNS, votre serveur proxy, votre serveur de messagerie et votre serveur web.

DMZ2

Pour une protection optimale, vous ne devriez jamais avoir vos bases de données situées sur le même matériel que votre serveur Web.

Les bases de données sont susceptibles d’avoir besoin d’être accessibles via votre serveur web, mais elles doivent être configurées dans une DMZ différente. Dans cet exemple, nous avons mis en place DMZ2 où nous avons placé les serveurs d’application et les serveurs de base de données.

Vous pouvez voir sur les flèches rouges de trafic que ces serveurs sont accessibles directement depuis la zone interne, ainsi que depuis DMZ1. On peut donc y accéder par Internet, mais seulement indirectement via DMZ1.

Il est également important que votre serveur d’application web et un serveur Web frontal soient situés dans différentes DMZ.

En utilisant la configuration ci-dessus, si un serveur est compromis, par exemple l’un de vos serveurs d’application dans DMZ2 via DMZ1, l’attaquant ne sera pas en mesure d’accéder à votre zone interne.

Vous devez configurer votre pare-feu pour autoriser le trafic entre vos deux DMZ, mais uniquement sur des ports spécifiques. Le trafic entre votre zone interne et votre DMZ2 est possible, mais il doit être limité. Ceci peut être nécessaire pour effectuer des sauvegardes de données, par exemple, ou pour accéder à un serveur de gestion interne.

Votre zone de sécurité interne

Dans la zone de sécurité interne se trouvent vos postes de travail d’utilisateur final, vos serveurs de fichiers et d’autres serveurs internes critiques. Vous aurez également des bases de données internes situées dans la zone interne, des serveurs Active Directory et de nombreuses applications professionnelles.

Il est essentiel qu’il n’y ait pas d’accès direct à votre zone de sécurité interne via Internet. Tout utilisateur ayant besoin d’accéder à Internet ne doit pas être autorisé. Cela ne doit être possible que par l’intermédiaire d’un serveur proxy situé en DMZ1.

Il est essentiel d’avoir une segmentation de la zone de sécurité, bien que la configuration que vous choisissez doive refléter les exigences de votre entreprise.

L’exemple d’une configuration typique de segmentation de zone de sécurité que nous avons présenté est idéal pour l’environnement de l’entreprise. Vous pouvez l’utiliser pour vous assurer d’avoir une sécurité réseau solide.

Procédez à des contrôles et des tests de la segmentation réseau

Par définition, le contrôle de segmentation est tout dispositif/processus/système pouvant être utilisé pour créer des zones de réseau distinctes afin d’isoler les actifs sur votre réseau. Les pare-feu internes sont, par exemple, un contrôle de segmentation courant, car vous pouvez les utiliser pour filtrer le trafic entre deux nœuds distincts sur un réseau. De même, vous pouvez utiliser la liste de contrôle d’accès (ACL) pour réaliser un contrôle de segmentation de réseau.

Les ACL sont des autorisations attachées à une ressource sur votre réseau. Elles ont pour rôle de spécifier qui peut utiliser la ressource et ce que l’on est autorisé à faire. Ce type de contrôle peut être très restrictif, mais il est efficace pour isoler les ressources sur votre réseau.

Il ne suffit pas d’appliquer les contrôles de segmentation et de supposer que votre réseau et vos données sont correctement protégés contre les tentatives d’accès illicite. Vos outils de segmentation réseau doivent également être testés afin de vérifier leur validité et leur efficacité contre toute tentative d’intrusion.

Les tests de segmentation sont conçus pour vérifier l’efficacité des contrôles de segmentation que vous avez appliqués pour isoler les différentes zones de sécurité. Ils sont souvent réalisés lors de tests de pénétration plus importants.

En soumettant les outils de segmentation à des contrôles et des tests rigoureux, votre entreprise pourra vérifier si la solution de segmentation réseau adoptée répond ou non aux normes de sécurité essentielles, comme la norme PCI DSS.

Pour une meilleure défense en profondeur

La défense en profondeur (DiD) est une approche de la sécurité de l’information qui utilise une série de mécanismes et de contrôles de sécurité judicieusement répartis dans un réseau informatique. Le but étant de protéger la disponibilité, la confidentialité et l’intégrité du réseau et des données qu’il contient.

Il est vrai qu’il n’existe aucune mesure d’atténuation individuelle pouvant arrêter toutes les attaques cybercriminelles. La DiD peut toutefois vous aider à lutter contre une grande variété de menaces, notamment en les stoppant avant qu’elles ne se produisent. Elle permet également de contrecarrer une attaque réussie, en évitant que d’autres dommages supplémentaires ne se produisent.

La stratégie de DiD implique l’utilisation d’antivirus, de pare-feu, de passerelles sécurisées et de réseaux privés virtuels (VPN). Les systèmes de tests et de contrôle jouent également un rôle essentiel, et vous pouvez les associer à d’autres mesures plus sophistiquées comme l’utilisation de l’apprentissage automatique qui permettent de détecter les anomalies dans le comportement des terminaux et de vos employés.

Nous ne saurions trop insister sur l’importance de créer une stratégie de défense en profondeur pour votre entreprise. Celle-ci doit s’appuyer sur une forte segmentation réseau et sur plusieurs outils de cybersécurité. Ainsi, vous pourrez déterminer de manière stricte et immuable les flux de communication autorisés et non-autorisés entre les différents segments prédéterminés.

Pour construire la défense la plus complète et la plus forte possible, il est aussi recommandé d’utiliser un filtre web comme WebTitan. Il s’agit d’une solution de filtrage web avancée qui offre une protection contre les menaces de sécurité HTTP et HTTPS. Le service WebTitan est hébergé et gérée par TitanHQ dans un environnement de cloud partagé. Cette solution de filtrage web DNS basée dans le cloud protège votre réseau contre les menaces en ligne comme les virus, les malwares, les ransomwares, le phishing, etc.

Enfin, l’aspect final d’une stratégie de cybersécurité efficace est la sensibilisation de vos employés à la cybersécurité, sous la forme d’une formation.

Voici donc les meilleures façons pour une entreprise de se défendre contre les vulnérabilités et les nombreuses menaces cybercriminelles. Le principe est simple : si vous adoptez les différentes mesures susmentionnées et si une mesure échoue, une autre mesure restera toujours en attente, prête à intervenir.

Questions fréquentes sur la segmentation réseau

Pourquoi devez-vous penser à segmenter votre réseau ?

Plus votre réseau informatique est grand, plus il est difficile à protéger. En fait, un grand réseau non segmenté représente une grande surface d’attaque pour les pirates. Une fois qu’un pirate parvient à pénétrer dans votre réseau, il peut se déplacer latéralement pour accéder à vos données sensibles. La segmentation du réseau limite ce risque, en empêchant les mouvements latéraux entre les différentes zones DMZ.

Comment un pare-feu empêche-t-il les attaques informatiques ?

Un pare-feu est un système destiné à bloquer toute connexion non autorisé à votre ordinateur, notamment lorsqu’un pirate tente de voler vos données. Il peut même vous permettre de sélectionner les programmes pouvant accéder à l’internet pour que vous ne soyez jamais connecté à votre insu.

Quel type serveur doit se trouver dans une zone DMZ ?

Vous pouvez y mettre n’importe quel service fourni aux utilisateurs sur l’internet public. Souvent, il s’agit d’un serveur web et d’un serveur proxy, ou encore d’un serveur de messagerie électronique. Vous pouvez également l’utiliser pour protéger davantage votre système de noms de domaine (DNS), la voix sur IP (VoIP) et le protocole de transfert de fichiers (FTP).

Combien de zones DMZ devriez-vous mettre en place ?

Lors de la création de votre architecture DMZ, vous pouvez utiliser un ou deux pare-feu. Cependant, il est recommandé de mettre en place deux pare-feu pour plus de sécurité. Ainsi, les pirates doivent contourner deux dispositifs de sécurité pour pouvoir accéder à votre réseau interne.

Une zone DMZ est-elle fiable à 100 % pour sécuriser votre réseau ?

Il est toujours possible pour un pirate déterminé et qui dispose de ressources suffisantes de franchir votre pare-feu externe et d’accéder à certaines ressources hébergées dans la DMZ. Pour compromettre votre réseau, il doit toutefois franchir plusieurs pare-feu internes et cela devrait déclencher des alarmes. Votre équipe informatique pourra donc intervenir à temps et éviter une brèche complète dans votre réseau.

Arnaques, fraudes et phishing : comment les faux profil LinkedIn sont utilisées pour alimenter les attaques informatiques ?

Arnaques, fraudes et phishing : comment les faux profil LinkedIn sont utilisées pour alimenter les attaques informatiques ?

Considéré comme l’un des réseaux professionnels les plus populaires sur le web, LinkedIn peut être utilisé par des escrocs pour amasser des données dans le but de mener des attaques informatiques telles que le phishing et le vol d’identité.

Une fois qu’ils ont recueilli les données, les fraudeurs infectent votre ordinateur avec un malware ou volent vos renseignements personnels. Une arnaque courante sur LinkedIn est un courrier électronique vous invitant à vous connecter à un autre membre qui est en réalité un faux profil LinkedIn.

Le nombre de ces invitations ne cesse de croitre et nous avons souvent le tracas pour les examiner minutieusement.

Faux profil LinkedIn avec de vraies photos

On pourrait croire que les membres Premium de LinkedIn sont dignes de confiance et sont tous de vraies personnes.

Pourtant, la photo suivante est par exemple à vendre partout sur Internet. Bien entendu, il est toujours possible que ce soit parfaitement légal.

On pourrait donc croire que Michael était peut-être mannequin avant de devenir chercheur associé.

La photo ci-dessous se trouve également partout sur Internet, et le nom du monsieur semble être Vitali Klichko, ou Klitschko. En réalité, c’est un boxeur célèbre et il est maire de Kiev.

Identités multiples et plusieurs emplois

Il est difficile d’imaginer que c’est un profil douteux, car cet homme ne pourrait pas avoir deux identités et vivre à la fois à Austin et en Ukraine et poser avec les mêmes vêtements.

Mais cette femme réussit un exploit qui pourrait être encore plus difficile à détecter. Cette photo peut également être trouvée partout sur Internet, sur des sites jugés particulièrement inappropriés pour le travail (NSFW).

Et ce n’est pas tout.

Pendant qu’elle ne pose pas sur Internet, regardez ses emplois. Cette femme talentueuse administre simultanément trois sociétés différentes. Ce qui est encore plus impressionnant, c’est qu’elle réalise tout cela alors qu’elle vit à Willcox, en Arizona, une ville qui compte environ 3000 personnes.

Peut-être que toutes ces compagnies ont des succursales à Willcox parce que Mary est tout simplement incroyable.

Peut-être pas autant qu’Anna. La photo d’Anna se trouve sur des centaines de sites NSFW.

C’est probablement la seule programmeuse du Dakota du Nord qui travaille sur des sites pornographiques sur Internet pendant son temps libre.

Tous les faux profils LinkedIn ne semblent pas suspects

Anna est tellement occupée qu’elle oublie parfois son propre nom. Sous « New project in Dubai », cette programmeuse basée dans le Dakota du Nord fait de la publicité pour des emplois à Dubaï. Elle donne ses coordonnées, et mystérieusement, son nom a changé. Vous soupçonnerez presque qu’il s’agit d’un travail de copier-coller très peu soigné et que le texte a été retiré du profil de quelqu’un d’autre.

Oui, il semble y avoir un nombre incroyable de faux comptes sur LinkedIn, mais tous ne semblent même pas suspects. Il y a quelques semaines, un homme au profil LinkedIn très impressionnant l’a démontré. Une petite enquête a révélé qu’il s’agissait d’une copie exacte du profil de quelqu’un d’autre dont le nom avait été légèrement changé.

Quel est l’intérêt de créer de fausses identités sur LinkedIn ?

L’une des raisons qui motivent les pirates à faire cela est la collecte d’adresses électroniques qu’ils vendent à des spammeurs pour permettre à ces derniers d’envoyer des spams.

L’autre possibilité effrayante est le fait que les escrocs peuvent utiliser les fausses identités pour recueillir suffisamment d’informations en vue d’un vol d’identité ou d’une attaque de phishing.

Par ailleurs, les cybercriminels peuvent créer des profils commerciaux faux ou semi-faux.

Par exemple, une entreprise dispose d’une photo de quatre personnes assises autour d’une table de conférence sur la page « À propos » de son site web. Le propriétaire peut créer de faux profils LinkedIn en utilisant les visages des personnes sur la photo, par exemple, pour donner l’impression que ces personnes totalement fictives travaillent pour lui. C’est peut-être une simple tentative permettre de rendre son entreprise plus impressionnante.

Cependant, cette pratique peut aussi être dangereuse. En effet, les fausses entreprises qui créent de faux emplois peuvent recueillir toutes sortes de données auprès des membres de LinkedIn.

De faux comptes LinkedIn utilisent l’intelligence artificielle pour duper les utilisateurs

Deepfakes. C’est le nom donné à la vidéo qui utilise un son développé par l’intelligence artificielle (IA) pour que celle-ci ressemble à quelqu’un (ou à quelqu’un qui fait quelque chose). En réalité, cette personne n’existe pas.

Les progrès de l’apprentissage machine et de l’IA continuent à rendre les deepfakes plus réalistes. Dans de nombreux cas, il est très difficile de distinguer ce qui est réel et une chose qui est le fruit de l’IA.

Le nombre de deepfakes a doublé au cours de l’année dernière, et la technologie ne cesse de progresser. Cela a crée des inquiétudes concernant les différentes façons dont les pirates peuvent utiliser pour mener leurs attaques. Beaucoup prédisent que des images truquées pourraient constituer un nouveau moyen dangereux pour collecter les informations sensibles des utilisateurs de LinkedIn. Les pirates informatiques les utilisent pour diffuser de fausses informations ou de fausses nouvelles. Mais dans la plupart des cas, les faux comptes sont utilisés pour créer de la pornographie ciblant les célébrités, en raison des grandes quantités d’échantillons de données qu’ils peuvent trouver sur les réseaux sociaux.

Bien que cela ouvre la porte à des pirates informatiques pour extorquer de l’argent, il est également à craindre que l’IA soit de plus en plus utilisée dans des campagnes de phishing de plus en plus sophistiquées. En mars de cette année, des escrocs ont tenté d’utiliser l’IA pour se faire passer pour la voix d’un dirigeant d’une entreprise d’énergie basée au Royaume-Uni, demandant à un employé de transférer avec succès des milliers d’euros sur un compte frauduleux.

Plus récemment, cependant, ces inquiétudes étaient fondées et qu’il s’avérait que les attaques de phishing n’avaient pas besoin d’être très sophistiqué pour qu’elles réussissent. Un faux compte de Katie Jones a par exemple été utilisé par les pirates pour espionner et collecter les identifiants de connexions des utilisateurs de LinkedIn. Ils utilisaient une image générée par l’IA pour tromper des hommes d’affaires sans méfiance pour qu’ils se connectent et partagent leurs informations sensibles.

Katie Jones est diplômée en études russes de l’université du Michigan. Elle est titulaire d’une bourse d’études internationales et stratégiques à Washington. Elle travaille également dans un groupe de réflexion de haut niveau, mais le problème est qu’il n’y avait aucune trace d’elle sur le web. Son image de profil ressemblait à première vue à une photo. Pourtant, celle-ci a été créée par des programmes informatiques connus sous le nom de GAN (Generative Adversarial Networks), le créateur des deepfakes. Les utilisateurs de LinkedIn ne pouvaient donc pas la découvrir via une recherche d’image sur Google.

Ce qui est impressionnant, c’est que le profil de Katie Jones a été accepté par des personnes puissantes et influentes comme le sous-secrétaire des États-Unis d’Amérique, l’assistant principal d’un sénateur et l’économiste connu Paul Winfree.

Après que le faux compte ait été examiné et révélé, le chercheur de Malwarebytes, Chris Boyd,  a expliqué que le succès d’un faux profil comprenant la photo de Katie Jones était tout à fait ordinaire. Heureusement, ces hautes personnalités ont également affirmé n’avoir jamais partagé d’informations sensibles avec le faux profil. Mais cela montre comment les pirates informatiques peuvent intervenir pour acquérir l’authenticité des profils sur les réseaux sociaux et les vulnérabilités des utilisateurs finaux face aux techniques de phishing.

Dans son blog, Chris Boyd a déclaré que les faux comptes vont encore persister et ils vont causer encore plus de problèmes. Entre autres, vous devriez vous méfier des faux clips pornographiques de célébrités et des clips payants de personnes non célèbres qui peuvent aussi être utilisés pour duper de nombreuses victimes.

Comment reconnaître un faux compte LinkedIn ?

Il y a beaucoup d’informations en ligne qui vous permet de reconnaître un faux compte LinkedIn, et parfois c’est assez facile, à moins que vous ne pensiez qu’un boxeur ukrainien bien connu est aussi un travailleur dans le secteur de la santé mentale à Austin.

Voici quelques signes avant-coureurs :

  • Il n’y a pas de photo ou il s’agit d’une photo d’archives,
  • les informations sur le compte ne correspondent pas au nom de la personne,
  • Le compte relate une histoire d’emploi qui n’a pas de sens ou qui n’existe pratiquement pas.

La seule façon d’être parfaitement en sécurité est de ne pas accepter les invitations de personnes que vous ne connaissez pas. Vous pouvez faire des recherches sur une invitation jusqu’à ce que vous soyez certain que le compte est légitime, mais soyez conscient qu’il y a toujours un certain niveau de risque à accepter l’invitation d’un étranger.

FAQ sur les arnaques sur LinkedIn

Surfer sur les réseaux sociaux comme LinkedIn est-il dangereux ?

Oui, c’est possible, mais vous devez encore être plus prudent si vous détenez des cryptomonnaies. Les pirates informatiques ne manquent pas d’imagination pour essayer de réaliser des profits à votre insu lorsque vous naviguez sur le web et, actuellement, LinkedIn est l’une des cibles les plus visées.

Pourquoi les pirates préfèrent-ils utiliser ce réseau social ?

La raison est que les gens font plus confiance à LinkedIn qu’aux autres réseaux sociaux. D’autre part, il offre une multitude d’informations aux pirates. Ils peuvent non seulement apprendre des choses sur vous, mais aussi sur votre entreprise, et même sur les messages que vous échangez avec vos contacts.

Comment repérer rapidement un faux compte sur LinkedIn ?

Souvent, les pirates utilisent la photo d’une personne célèbre ou une photo de profil trop parfaite pour capter leurs cibles. Dans d’autres cas, leur photo de profil semble représenter une personne travaillant dans une entreprise à l’étranger, dont le nom ne vous semble pas familier. Et même si la photo semble crédible, il faut toujours vérifier sur Google Image ou en utilisant d’autres outils de recherche d’image avant d’accepter sa demande d’ajout à votre liste de contact.

Il semble que LinkedIn est aussi utilisé par de faux recruteurs pour mener des attaques de phishing, est-ce vrai ?

L’une des tendances actuelles est l’utilisation de ce réseau social pour de faux recrutements. Si vous avez par exemple plus de centaines de contacts, il est fort probable qu’un arnaqueur se cache derrière un faux compte dans votre liste de contacts. Il peut persuader un ou plusieurs de vos contacts afin de les inciter à se connecter à son compte, et la demande peut de ce fait sembler légitime.

Alors, comment éviter une telle menace ?

Il est facile de spécifier les types de messages que vous voulez recevoir sous l’onglet « Préférences et confidentialité », « Communications » puis en décochant les cases « Opportunités de carrière ».