Une fuite de données chez DocuSign mène à une campagne de phishing ciblée

Une fuite de données chez DocuSign mène à une campagne de phishing ciblée

Une récente vague d’e-mails de phishing chez le fournisseur de technologie de signature numérique DocuSign a été liée à une atteinte à la protection des données.

Un pirate informatique a eu accès à un sous-système périphérique qu’il a utilisé pour transmettre des informations aux utilisateurs par le biais de la messagerie électronique et pour voler leurs adresses électroniques. La société privée, qui fabrique des logiciels pour ajouter des signatures électroniques conformes à la loi, a indiqué que seules les adresses e-mail ont été consultées.

L’atteinte à la protection des données a été découverte au cours des deux dernières semaines lorsque des campagnes de spams ciblant des clients ont été détectées. Comme c’est souvent le cas pour les attaques de phishing, tous les e-mails utilisaient une marque officielle et ont été créés pour ressembler aux e-mails officiels de DocuSign.

Les lignes d’objet des e-mails étaient également typiques des récentes escroqueries de phishing de PDG, faisant référence à des factures et des instructions de virement électronique. Les e-mails de phishing contenaient un lien vers un document Microsoft Word téléchargeable qui contient un malware.

L’atteinte à la protection des données n’a concerné que les titulaires de compte DocuSign, et non les utilisateurs enregistrés sur le système eSignature. On ne sait pas exactement combien d’adresses e-mail ont été volées, mais sur le site web de DocuSign, l’entreprise indique qu’elle compte plus de 200 millions d’utilisateurs.

Basée à San Francisco, l’entreprise DocuSign a suivi les e-mails de phishing et rapporté qu’il y a deux variantes principales de lignes d’objet, à savoir « Terminé : docusign.com – Instructions de Transfert par Virement électronique pour *nom du destinataire*, Document Prêt pour Signature », ou « Terminé *nom de l’entreprise* – Facture Comptable *numéro* Document Prêt pour Signature ».

En réfléchissant et en planifiant soigneusement leur politique de sécurité web, les organisations peuvent réduire considérablement leur exposition à une attaque de phishing et à une atteinte potentielle à la sécurité des données. Sans cela, elles risquent de subir des pertes financières directes et leur réputation pourrait gravement être atteinte.

Vous êtes un professionnel de l’informatique et vous voulez vous assurer que les données et les appareils sensibles de vos clients et de votre personnel soient protégés ?  Parlez à un de nos spécialistes de la sécurité web ou envoyez-nous un e-mail à info@titanhq.fr pour toute question.

Attaques de phishing dans les écoles : votre école en fait-elle assez pour les empêcher ?

Attaques de phishing dans les écoles : votre école en fait-elle assez pour les empêcher ?

Aux États-Unis, les attaques de phishing contre les écoles et les établissements d’enseignement supérieur se sont multipliées ces derniers mois, soulignant ainsi la nécessité d’améliorer les programmes de formation du personnel et des moyens de défense contre la cybersécurité.

Le phishing consiste à envoyer des emails dans le but d’amener les destinataires à révéler des renseignements de nature délicate, comme des ouvertures de session à des comptes de messagerie électronique, des comptes bancaires ou d’autres systèmes informatiques. Généralement, un lien est inclus dans l’email qui dirigera l’utilisateur vers un site Web où l’information doit être entrée. Les sites, ainsi que les emails, contiennent des informations qui donnent l’impression que la demande est authentique.

Le phishing n’est pas nouveau. Il existe depuis les années 1980, mais la manière avec laquelle les informations sensibles sont stockées électroniquement et l’augmentation du nombre de transactions effectuées en ligne ont rendu les attaques beaucoup plus rentables pour les cybercriminels. En effet, les attaques ont augmenté et la qualité des emails de phishing s’est améliorée de façon incommensurable. De plus, les emails de phishing sont de plus en plus difficiles à identifier, en particulier par les membres du personnel non formés.

Aucune organisation n’est à l’abri des attaques. Si auparavant, les cybercriminels concentraient leurs efforts sur les institutions financières et les organismes de santé, aujourd’hui, le secteur de l’éducation est largement ciblé. Les attaques de phishing contre les écoles sont beaucoup plus fréquentes, et elles sont trop souvent couronnées de succès.

L’ampleur du problème est telle que l’IRS (Internal Revenue Service, le fisc américain) a récemment lancé un avertissement à la suite d’une augmentation massive des attaques de phishing contre les écoles. Des campagnes étaient menées par des attaquants à la recherche de données du formulaire W-2 sur les employés des établissements scolaires. Ces renseignements ont ensuite été utilisés pour produire des déclarations de revenus frauduleuses au nom de leurs employés.

Les récentes attaques de phishing contre des écoles, collèges et universités

Le Westminster College est l’un des récents établissements d’enseignement à avoir signalé qu’un employé s’est fait prendre au piège avec le phishing par formulaire W-2, bien qu’il y ait eu des dizaines d’écoles, de collèges et d’universités qui ont été attaqués cette année.

Les emails de phishing n’ont pas seulement pour but d’obtenir des renseignements fiscaux. Récemment, une attaque contre des écoles publiques de Denver a donné à un cybercriminel les informations dont il avait besoin pour effectuer un virement bancaire frauduleux. Plus de 40 000 $ destinés à payer les salaires du personnel ont été transférés sur son compte.

Cette semaine, nous avons appris via les forums sur le darknet qu’un pirate informatique avait eu accès aux comptes de messagerie d’une école, aux cahiers de notes des enseignants et aux renseignements personnels de milliers d’élèves. Cette personne cherchait des conseils sur ce qu’il fallait faire avec les données et les accès qu’il a obtenus afin de gagner de l’argent.

L’École de médecine de l’Université de Washington a été la cible d’une attaque de phishing, laquelle a permis aux agresseurs d’avoir accès aux renseignements médicaux des patients. Plus de 80 000 patients se sont fait voler leurs renseignements médicaux à la suite de cette attaque.

La semaine dernière, des informations ont également fait état d’une tentative d’attaque de phishing contre des écoles du Minnesota, avec 335 districts scolaires publics et environ 170 écoles potentiellement attaquées. Cette fois, l’attaque de phishing a été identifiée avant que l’information n’ait été divulguée. Elle concernait un courriel qui semblait avoir été envoyé par le Commissaire à l’Éducation. En réalité, les attaquants essayaient d’avoir accès à des informations financières.

Comment améliorer les défenses contre les attaques de phishing ?

Heureusement, il existe un certain nombre de contrôles technologiques qui peuvent être mis en œuvre, et à moindre coût, pour réduire le risque de succès des attaques par phishing dans les écoles.

Une solution avancée de filtrage du spam dotée d’un puissant composant antiphishing est maintenant essentielle. Un filtre antispam recherche les signatures de spam et de phishing courantes. Il s’assure également que les messages suspects soient mis en quarantaine et qu’ils ne soient pas envoyés aux utilisateurs finaux.

Bien entendu, même avec un filtre antispam, des emails de phishing peuvent parfois être envoyés. Pour empêcher les employés de visiter des sites Web de phishing et de révéler leurs informations, une solution de filtrage Web peut être utilisée.

Les filtres Web peuvent être configurés pour empêcher les utilisateurs finaux de visiter des sites Web connus et qui peuvent être utilisés pour le phishing. De plus, ces filtres permettent d’empêcher les utilisateurs d’accéder à des sites Web connus pour contenir des malwares, pour héberger des contenus illégaux ou indésirables tels que la pornographie.

Ces solutions devraient s’accompagner d’une formation pour tous les membres du personnel sur les risques liés au phishing et sur les identificateurs communs qui peuvent aider le personnel à repérer un email de phishing.

Par ailleurs, les écoles devraient mettre en œuvre des politiques pour signaler les menaces au niveau des services informatiques de l’organisation. Un signalement rapide peut limiter les préjudices causés par les attaques de phishing et empêcher les autres membres du personnel d’y répondre.

En outre, les services informatiques devraient mettre en place des politiques pour s’assurer que les attaques déjouées soient signalées aux forces de l’ordre.

Enfin, le signalement doit être envoyé aux autres districts scolaires à la suite d’une attaque pour leur permettre de prendre des mesures afin de se protéger contre des attaques similaires.

Toute école ou institution d’enseignement supérieur qui ne met pas en place les moyens de défense appropriés courra un risque élevé qu’une attaque de phishing soit un succès.

Non seulement les attaques de phishing exposent les employés à un risque de fraude, mais elles peuvent s’avérer trop coûteuses à atténuer pour les écoles. Avec des budgets déjà serrés, la plupart d’entre elles n’ont tout simplement pas les moyens de le faire.

Si vous souhaitez obtenir de plus amples informations sur la gamme de protections en matière de cybersécurité pouvant être mises en place pour prévenir les attaques de phishing dans les écoles et autres établissements scolaires, appelez dès aujourd’hui TitanHQ.

5 mesures de sécurité réseau pour protéger les périphériques clients qui en valent la peine

5 mesures de sécurité réseau pour protéger les périphériques clients qui en valent la peine

Si vous êtes comme la plupart des professionnels de l’informatique aujourd’hui, vous avez un million de choses à faire et un court laps de temps pour les accomplir.

Pour alléger notre charge sans fin, nous les réalisons souvent par commodité plutôt que selon une bonne politique. Malheureusement, les mesures que nous prenons par commodité aujourd’hui peuvent finir par créer plus de travail pour nous à l’avenir. Cela crée un cercle vicieux dont il est difficile de sortir.

Ci-dessous, j’ai décrit cinq mesures qui peuvent prendre un peu de temps au début, mais qui peuvent offrir un gain substantiel, en réduisant le recours au support technique et les attaques de malwares.

Imposer le groupe d’administrateurs locaux

Regardons les choses en face.

Faire de nos utilisateurs des administrateurs de leurs appareils est facile. Ainsi, nous n’avons pas à nous soucier des applications qui peuvent nécessiter des droits d’administrateur pour fonctionner correctement. Cependant, cela va à l’encontre de tous les aspects de l’application de la pratique du moindre privilège.

Donner aux utilisateurs les droits d’administration locaux sur leurs périphériques, c’est comme confier les clés d’une Lamborghini à un jeune de 16 ans, sans aucune limitation. À un moment donné, cela va mal finir.

Le concept du moindre privilège est simplement que les utilisateurs ne devraient avoir que les privilèges et les droits dont ils ont besoin pour faire leur travail, et rien de plus.

Disposant des droits d’administrateur, les utilisateurs ont un accès injustifié aux paramètres de configuration du logiciel dans lesquels ils ne devraient pas s’immiscer. Ils ont également des privilèges élevés qui peuvent favoriser l’installation de malwares.

Heureusement, vous pouvez facilement contrôler l’appartenance du groupe des administrateurs locaux de toutes vos machines par le biais des préférences de stratégie de groupe. Une fois activés et déployés sur l’ensemble du domaine, les comptes non autorisés seront supprimés et empêchés de s’inscrire à l’avenir.

Désactiver tout service inutilisé ou inutile

Un aspect clé du renforcement de la sécurité réseau est de désactiver tous les services sur vos dispositifs. Cette tâche peut être faite simplement, et encore une fois, par le biais des préférences de stratégie de groupe. Vous devrez créer cette politique sur une machine de gestion dotée du système d’exploitation le plus récent afin de vous assurer que tous les services sont pris en charge.

Il se peut également que vous deviez élaborer plusieurs politiques pour tenir compte des différentes configurations matérielles.

Par exemple, de nombreuses entreprises préfèrent désactiver le service Bluetooth sur les ordinateurs portables des utilisateurs pour des raisons de sécurité. Dans ce cas, la politique devrait être créée sur un appareil qui utilise ce service.

Maintenez la mise à jour des correctifs grâce à des tests appropriés

Nous sommes tous conscients de l’importance de maintenir nos machines à jour avec les derniers correctifs et mises à jour. Nous connaissons également le chaos qu’une mise à jour non testée peut occasionner sur l’expérience utilisateur.

C’est pour cette raison que de nombreuses organisations accordent un délai de 30 à 60 jours à compter de la publication des mises à jour avant de les appliquer. Evidemment, le problème est que des vulnérabilités bien connues demeurent exposées aux attaques cybercriminelles pendant cette période. Sachez que plus de 200 000 nouvelles menaces de malwares sont créées chaque jour.

Disposer d’un environnement de test virtuel, qui vous permet de valider correctement les mises à jour et les correctifs dès leur sortie, peut vous aider à identifier les conflits potentiels qui pourraient survenir dans votre environnement utilisateur.

En même temps, votre entreprise pourra déployer les mises à jour et les correctifs à l’échelle du réseau au moment opportun.

Mettre en place des pare-feux sur les périphériques locaux

Pendant des années, la plupart des organisations ont pu compter sur une stratégie de périmètre de réseau, comme un roi qui dépendait des murs de son château et des douves pour le protéger. En raison de l’évolution des stratégies militaires, appuyées par des technologies de pointe, la seule dépendance à l’égard d’une stratégie de périmètre s’est avérée fatale pour de nombreux royaumes, comme c’est le cas aujourd’hui pour de nombreux réseaux.

Dans le monde mobile d’aujourd’hui, il ne suffit pas de se fier uniquement à la protection périmétrique. Chaque périphérique qui n’est pas couvert par la sécurité du réseau doit être protégé par un pare-feu local. Encore une fois, avant toute mise en œuvre d’une solution à grande échelle, il faut procéder à des tests approfondis de toutes les applications utilisées par vos utilisateurs, qu’il s’agisse d’une application de bureau ou dans le cloud. Mais toutes ces mesures peuvent aussi nécessiter beaucoup de temps.

Réévaluez vos filtres antispam et web

Le phishing par email est la plus grande menace d’ingénierie sociale pour votre entreprise.

Certains des blogs que nous avons publiés récemment ont décrit les récentes éclosions de demandes de rançon qui ont fait des ravages dans des organisations critiques comme les hôpitaux. Ces attaques forcent les organisations à tout fermer lorsque quelqu’un a cliqué sur un lien malveillant contenu dans un email.

Nous avons également décrit certaines des escroqueries de phishing des PDG, ou Business Email Compromise. Elles ont coûté des millions de dollars à certaines des plus grandes entreprises du monde.

Le spamming n’a pratiquement aucun coût, et c’est pour cette raison que cette pratique est si répandue. Les méthodologies utilisées pour lancer des attaques sont beaucoup plus avancées qu’elles ne l’étaient il y a cinq ans.

Un seul email de phishing peut faire tomber tout votre réseau, c’est pourquoi il vaut la peine d’évaluer chaque année votre service de filtrage de spams et de comparer les caractéristiques offertes par votre solution actuelle avec d’autres options.

Une solution qui semblait tout à fait appropriée il y a cinq ans est peut-être dépassée aujourd’hui.

Le plus souvent, la flexibilité et la possibilité d’optimisation des ressources sont les principaux facteurs décisifs pour le choix d’une solution de sécurisation du réseau. Pour ces raisons, et d’autres encore, nous voyons beaucoup d’entreprises se tourner vers le filtre web avancé WebTitan. Une version d’essai gratuite de 30 jours est disponible à l’adresse https://www.titanhq.fr/webtitan.

Mauvaises nouvelles pour les escrocs de l’arnaque au « prince nigérian » par e-mail

Mauvaises nouvelles pour les escrocs de l’arnaque au « prince nigérian » par e-mail

L’un des principaux escrocs de l’arnaque au « prince nigérian » par email a été arrêté. Connu sous le nom de « Mike », le Nigérian a présidé un réseau multinational derrière des escroqueries par email d’une valeur de plus de 60 millions de dollars.

Les escrocs utilisaient des malwares, des faux comptes de messagerie et d’autres astuces pour attirer les gens à révéler leurs informations personnelles. Interpol a déclaré qu’une escroquerie leur avait rapporté 1,5 million de dollars.

Ces fraudes sont souvent connues sous le nom d’arnaque « Nigériane 419 » parce que la première vague est venue du Nigeria. La partie « 419 » de ce nom provient de l’article du Code pénal du Nigeria qui interdit cette pratique. Le Nigeria n’est pas le seul pays à l’origine de ces escroqueries. Elles proviennent désormais de partout dans le monde.

Les sujets d’actualité sont la poussière d’or pour les spammeurs. Ces événements suscitent un énorme intérêt en ligne dans le monde entier. Les événements internationaux populaires comme les Jeux olympiques offrent aux escrocs de nombreuses nouvelles victimes potentielles.

En accaparant les gros titres de l’actualité, les spammeurs peuvent augmenter le volume de trafic vers leurs sites Web. À ce jour, on estime que plus de 80 milliards de dollars ont été perdus, seulement à cause de la fraude 419, ce qui explique pourquoi ces emails malveillants continuent d’exister et d’augmenter en fréquence et en férocité.

Qu’est-ce qui rend un email frauduleux évident ?

  • Il vous promet une importante récompense en argent en contrepartie de votre aide (l’utilisation d’un compte bancaire est une demande courante).
  • Mauvaise utilisation du français (grammaire et orthographe).
  • Il est lié à un événement en cours et qui fait la une des journaux.

Ces éléments réunis sont révélateurs d’un email d’arnaque typique. Les emails semblent toujours suivre le même schéma, ce qui rend les spammeurs prévisibles.

Variantes de l’escroquerie 419

  • Le classique : Quelqu’un vous contacte pour vous demander de l’aide afin d’obtenir une grosse somme d’argent à l’extérieur du pays, en échange d’une généreuse commission. Il demande vos coordonnées bancaires ou un petit don en espèces pour vous aider à recevoir l’argent.
  • Loterie : Vous êtes informé que vous avez gagné à la loterie… même si vous n’avez acheté aucun billet. Pour vous aider à obtenir la somme, l’arnaqueur vous demande un peu d’argent comptant à l’avance.
  • Héritage : Vous avez hérité d’une somme d’argent de quelqu’un que vous ne connaissiez même pas. Vous devez d’abord remettre un petit dépôt pour obtenir votre héritage.

Il existe de nombreuses autres variantes de l’escroquerie 419, mais ce sont les plus courantes. Aussi incroyable que cela puisse paraître, les gens continuent de tomber dans ces pièges. Ces escroqueries sont continuellement répétées, car elles récompensent les cybercriminels.

N’oubliez pas que vous ne devez jamais envoyer d’argent à quelqu’un qui vous contacte par email et que vous ne devez jamais divulguer des informations personnelles ou financières par email ou par téléphone.

Du phishing Office 365 abuse des certificats SSL des fournisseurs de services dans le cloud

Du phishing Office 365 abuse des certificats SSL des fournisseurs de services dans le cloud

Les attaques de phishing visant Office 365 sont courantes et très convaincantes. Les cybercriminels contournent facilement les contrôles de filtrage de spams d’Office 365 pour s’assurer que les messages atteignent les boîtes de réception de leurs victimes.

De plus, les formulaires de phishing sont hébergés sur des pages Web sécurisées par des certificats Microsoft SLL valides pour convaincre les utilisateurs que les sites Web sont authentiques.

Les attaques de phishing visant Office 365 peuvent être difficiles à identifier

Lorsqu’un email de phishing parvient à contourner les défenses du périmètre de sécurité et arrive dans une boîte de réception, il y a plusieurs signes révélateurs qu’il n’est pas authentique.

Il y a souvent des fautes d’orthographe, une grammaire incorrecte, et les messages sont envoyés par des expéditeurs ou proviennent des noms de domaine douteux. Pour obtenir des taux de réponse élevés, les cybercriminels passent désormais beaucoup plus de temps à rédiger soigneusement leurs emails de phishing. Souvent, ces messages sont pratiquement impossibles à distinguer des communications authentiques de la marque qu’ils usurpent.

En effet, il s’agit de copies conformes d’emails authentiques qui comportent l’image de marque, les informations, les coordonnées de l’expéditeur et les logos de l’entreprise qui est victime de l’usurpation. Le sujet est parfaitement crédible, le contenu est bien écrit et les actions que l’utilisateur est invité à entreprendre sont parfaitement plausibles.

Des hyperliens sont contenus dans les emails. Ils dirigent les utilisateurs vers un site Web où ils doivent entrer leurs données d’accès. À ce stade de l’attaque de phishing, il y a habituellement d’autres signes pouvant indiquer que tout n’est pas aussi normal qu’il n’y paraît.

Un élément qui vous permet de savoir qu’un site Web n’est pas être authentique est que son adresse commence par HTTP plutôt que par HTTPS, ou bien que son certificat SSL n’appartient pas à l’entreprise dont le site Web est en train d’être piraté.

Mais ces signes révélateurs ne sont pas toujours présents, comme l’ont montré les récentes attaques de phishing visant Office 365.

En réalité, les formulaires de phishing peuvent être hébergés sur des pages Web comportant des certificats SSL Microsoft valides ou des certificats SSL émis à d’autres fournisseurs de services dans le cloud, tels que CloudFlare, DocuSign, ou Google.

Arnaque de phishing sur le stockage Blob de Microsoft Azure

Une escroquerie récente par phishing utilise le stockage Blob de Microsoft Azure pour obtenir un certificat SSL valide pour le formulaire de phishing. Il peut être utilisé pour stocker une variété de données non structurées. Bien qu’il soit possible d’utiliser HTTP et HTTPS, la campagne de phishing utilise ce dernier, qui affichera un certificat SSL certifié par Microsoft.

Dans cette campagne, les utilisateurs finaux reçoivent un email avec un bouton sur lequel ils doivent cliquer pour voir le contenu d’un document hébergé dans le cloud. Dans ce cas, le document semble provenir d’un cabinet d’avocats de Denver.

En cliquant sur le bouton, l’utilisateur est dirigé vers une page HTML hébergée sur le blog Microsoft Azure qui nécessite l’entrée d’identifiants Office 365 pour visualiser le document. Étant donné que le document est hébergé sur le blog Microsoft Azure, c’est-à-dire un service de Microsoft, il possède un certificat SSL valide qui a été émis à Microsoft, ce qui ajoute de la légitimité à l’arnaque.

La saisie des identifiants de connexion dans le formulaire les enverra aux attaquants. L’utilisateur sera alors dirigé vers une autre page Web, probablement sans savoir qu’il a été victime d’une attaque de phishing.

La passerelle IPFS CloudFlare peut être utilisée abusivement

Une campagne similaire a été détectée et abuse de la passerelle IPFS CloudFlare.

Les utilisateurs peuvent accéder au contenu du système de fichiers distribué IPFS via un navigateur Web. Lorsqu’ils se connectent à cette passerelle via un navigateur Web, la page HTML est sécurisée par un certificat SSL CloudFlare. Dans ce cas, la connexion nécessite la saisie d’informations telles que le nom d’utilisateur, le mot de passe, l’adresse email de récupération et le numéro de téléphone — qui seront transmis à l’attaquant.

Les utilisateurs, quant à eux, seront dirigés vers un fichier PDF sans savoir que leurs identifiants ont été volés.

Les protections anti-phishing d’Office 365 sont insuffisantes

Les utilisateurs d’Office 365 sont la cible des cybercriminels. Ces derniers sont bien conscients que les contrôles de phishing d’Office 365 peuvent être facilement contournés. Même avec l’option « Advanced Threat Protection for Office 365 » de Microsoft, les emails de phishing peuvent toujours être envoyés aux utilisateurs finaux.

Une étude réalisée en 2017 par SE Labs a montré qu’en dépit de cette option, les mesures anti-phishing d’Office 365 n’étaient classées pas fiables en matière de protection de données. Si les utilisateurs utilisent uniquement l’option « Exchange Online Protection » de base de Microsoft, la protection est encore pire.

Que vous soyez une PME ou une grande entreprise, vous êtes susceptible de recevoir de gros volumes de spams et d’emails de phishing. De nombreux messages malveillants seront livrés dans les boîtes de réception des utilisateurs finaux.

Étant donné que les emails peuvent être pratiquement impossibles à identifier comme étant malveillants pour certains d’entre eux, il est probable que tous vos employés, sauf les plus expérimentés, bien formés et soucieux de la sécurité, seront trompés.

Vous devriez donc adopter une solution avancée de filtrage des spams d’une tierce partie. Elle doit être dotée de systèmes de contrôle et de filtrage de spams d’Office 365 afin d’offrir une protection plus fiable.

Comment rendre Office 365 plus sûr ?

Office 365 bloque les spams et les emails de phishing (Osterman Research a démontré qu’il bloque 100% des malwares connus). Pourtant, il a été prouvé qu’il n’est pas efficace contre les menaces de phishing avancées comme le spear phishing.

Office 365 n’a pas le même niveau de technologie prédictive que les passerelles de sécurité de messagerie dédiées sur site et dans le cloud. Celles-ci sont bien meilleures pour détecter les attaques zero-day, les nouveaux malwares et les campagnes avancées de spear phishing.

Afin d’améliorer considérablement la protection de votre système informatique, vous avez besoin d’une solution tierce de filtrage des spams pour Office 365n, telle que SpamTitan.

SpamTitan se concentre sur la défense en profondeur et offre une protection supérieure contre les attaques de phishing avancées, les nouveaux malwares et les attaques sophistiquées par email. Ce qui garantit que les messages malveillants sont bloqués ou mis en quarantaine plutôt que d’être livrés dans les boîtes de réception des utilisateurs finaux.

Certaines des protections supplémentaires fournies par SpamTitan contre les attaques de phishing visant Office 365 sont détaillées dans l’image ci-dessous :

Pour en savoir plus sur la sécurisation d’Office 365 et sur les avantages de SpamTitan pour votre entreprise, contactez TitanHQ.

Nos conseillers commerciaux hautement expérimentés seront en mesure de vous conseiller sur la gamme complète des avantages de SpamTitan et la meilleure option pour son déploiement. Ils peuvent vous offrir un essai gratuit pour vous permettre d’évaluer personnellement la solution avant de choisir notre solution.

Des attaques de phishing par Dropbox ont été utilisées pour télécharger le ransomware Locky

Des attaques de phishing par Dropbox ont été utilisées pour télécharger le ransomware Locky

Les attaques de phishing par Dropbox sont relativement courantes et trompent souvent les employés en leur faisant révéler leurs informations sensibles ou en téléchargeant des malwares.

Dropbox est une plate-forme populaire de partage de fichiers. Les employés ont l’habitude de recevoir des liens les informant que leurs collègues ont partagé des fichiers avez eux via cette plateforme, et les cybercriminels profitent de sa notoriété pour mener des attaques via le web.

Il existe deux principaux types d’attaques de phishing par Dropbox. La première consiste à envoyer un lien qui demande aux utilisateurs de vérifier leur adresse électronique. En cliquant sur le lien, ils sont dirigés vers un site Web Dropbox usurpé qui ressemble de près au site Web officiel. Ils sont ensuite invités à entrer leurs identifiants de connexion dans le cadre du processus de confirmation.

Les attaques de phishing par Dropbox sont également utilisées pour diffuser des malwares tels que les chevaux de Troie bancaires et les ransomwares. Un lien est envoyé aux utilisateurs concernant un fichier partagé. Lorsque ces derniers cliquent sur le lien fourni, ils téléchargent un malware, au lieu d’accéder au document.

Au cours des derniers jours, il y a eu une campagne massive utilisant ces deux méthodes d’attaque impliquant des millions de spams. La semaine dernière, plus de 23 millions de messages ont été envoyés en une seule journée.

La plupart des emails distribuaient des ransomwares Locky, et un plus petit pourcentage servait à diffuser des ransomwares Shade. Il n’y a pas un outil de déchiffrement gratuit disponible pour déverrouiller les fichiers chiffrés par les ransomware Locky et Shade. Si les fichiers ne peuvent pas être récupérés à partir des sauvegardes, les victimes devront creuser profondément.

En raison de l’augmentation de la valeur du Bitcoin ces derniers temps, le coût de la récupération est considérable. Les acteurs malveillants à l’origine de ces attaques exigent 0,5 bitcoin par dispositif infecté, soit environ 2 400$. Pour une entreprise où plusieurs appareils ont été infectés, la récupération des données pourrait donc coûter des dizaines, voire des centaines de milliers de dollars.

Selon F-Secure, la majorité des spams malveillants détectés récemment (90%) sont utilisés pour distribuer Locky. D’autres chercheurs en sécurité ont publié des rapports similaires, faisant état d’une recrudescence des infections Locky et des campagnes de spam par email.

Pour prévenir les attaques de Locky, les entreprises doivent installer une solution avancée de filtrage de spams afin d’empêcher les emails malveillants d’être envoyés dans les boîtes de réception des utilisateurs finaux. Il est également important que tous les utilisateurs reçoivent une formation de sensibilisation à la sécurité pour les aider à identifier les emails malveillants.

Un filtre web peut éventuellement être très efficace pour bloquer les tentatives de visite de sites web malveillants où des malwares pourraient être téléchargés. Par ailleurs, le fait d’actualiser les solutions antivirus et antimalware permet de détecter et de mettre en quarantaine les fichiers malveillants avant leur ouverture.

Des sauvegardes de toutes les données et de tous les systèmes devraient aussi être effectuées. Celles-ci devraient être stockées sur un dispositif isolé. Les variantes de ransomware telles que Locky peuvent supprimer les copies Windows Shadow Volume et, si un périphérique de sauvegarde reste connecté, il est probable que les fichiers de sauvegarde risquent également d’être chiffrés par les pirates informatiques.

Les meilleures pratiques pour la sauvegarde des données impliquent la création de trois fichiers de sauvegarde sur deux supports différents, avec une copie stockée hors site et hors ligne. Les sauvegardes doivent également être testées pour s’assurer que les fichiers peuvent être restaurés en cas de sinistre.

L’augmentation des attaques de ransomware a incité le National Institute of Standards and Technology (NIST) à élaborer de nouvelles directives (NIST SPECIAL PUBLICATION 1800-11) sur la récupération des données suite à des attaques de ransomwares et d’autres sinistres. Les lignes directrices de ces directives peuvent être téléchargées ici.