Sécurité réseau

Le logiciel malveillant « OnePercent » livré par hameçonnage email

Suite à une hausse notable depuis 2020, les attaques de logiciels malveillants ont explosé en 2021 pour atteindre un nombre stupéfiant. Il y a en effet eu davantage de campagnes de piratage au cours des six premiers mois de 2021 que dans toute l’année 2020, d’après une étude.

Les opérations de « Ransomware-as-a-service » (abrégé RaaS : c’est un service commercial fournissant à toute personne, prête à y mettre le prix, un service complet d’outils de piratage, permettant même aux débutants de s’y essayer) actives tout au long de 2020 ont augmenté le nombre de leurs attaques, et bien que certains Raas aient été fermés, on ne constate aucune diminution du nombre des cyber-attaques. Il y a même une nouvelle cyber-menace contre laquelle il va falloir se protéger : le FBI a lancé une alerte à propos d’un nouveau groupe de cyber-pirates opérant par logiciel malveillant particulièrement actif aux États-Unis. Le groupe, connu sous le nom de « OnePercent », a utilisé son système pirate pour attaquer les entreprises américaines depuis au moins novembre 2020, d’après une récente alerte éclair du FBI. Ce groupe est connu pour son utilisation frauduleuse de l’outil de tests d’intrusion légal Cobalt Strike dans ses attaques et l’exfiltration des données confidentielles de ses victimes avant d’utiliser son logiciel malveillant OnePercent pour crypter les fichiers ainsi obtenus. Une demande de rançon leur est alors envoyée contre la clef permettant de décrypter leurs fichiers volés et d’empêcher leur publication sur les sites de divulgation de données du groupe sur Tor ainsi que sur les sites internet standards accessibles à tout public.

Comme de nombreux pirates informatiques, ce groupe attaque d’abord ses victimes via le hameçonnage par email : les mails hameçons envoyés aux entreprises ciblées contiennent une pièce jointe malicieuse au format .zip avec un document Word ou Excel corrompu contenant un Cheval de Troie, qui à l’ouverture installe Cobalt Strike sur les points d’accès du réseau informatique (les « endpoints ») permettant au pirate de s’y infiltrer littéralement et de voler tout le contenu qu’il souhaite prendre à sa victime. Le groupe s’est aussi fait connaître pour son utilisation de PowerShell, Mimikatz, SharpKatz, BetterSafetyKatz, SharpSploit et Rclone pour l’exfiltration des données.

Les pirates sont réputés prendre tout leur temps pour explorer le réseau qu’ils infiltrent, ce qui leur permet d’identifier et de voler des données d’une importance cruciale. Dans les attaques rapportées au FBI, le groupe a passé jusqu’à un mois entre la compromission initiale par fichier jusqu’au déploiement du logiciel espion OnePercent. Durant cette période, un nombre considérable de données a été exfiltré. Le logiciel malveillant crypte ensuite ces fichiers avec une extension de 8 caractères choisis au hasard.

Il n’y a aujourd’hui aucune limite légale à la demande de rançon des pirates informatiques. Les victimes doivent prendre contact avec eux pour obtenir une « assistance technique » leur permettant le recouvrement de leurs fichiers et la découverte du montant qu’il leur faudra débourser pour le décryptage ainsi que la garantie que leurs données ne seront pas conservées de manière frauduleuse. Si la rançon est payée, les pirates affirment qu’ils donneront la clef de décryptage sous 48 heures. Le groupe de malfaiteurs est aussi connu pour contacter ses victimes par téléphone en utilisant une ligne factice afin de faire pression sur elles par la menace de rendre publiques leurs précieuses données volées si elles refusent de payer ; il a aussi menacé de les vendre au groupe cybercriminel Sodinokibi qui les mettra alors sur sa liste de vente aux enchères.

Puisque ce groupe de cybercriminels se sert des emails comme technique d’attaque principale, la meilleure protection consiste à empêcher ces mails d’atteindre les boîtes de réception. Cela suppose une solution de filtrage de courrier avancée comme SpamTitan. Il est également recommandé de configurer ses mails de manière à ce qu’ils émettent une alerte lorsque leur expéditeur est une personne n’appartenant pas à l’entreprise.

Il est aussi très important de suivre les meilleures recommandations pratiques de cyber-sécurité quant à la segmentation du réseau, qui permet de limiter la possibilité de transfert latéral, de vérifier les comptes utilisateurs bénéficiant des privilèges d’administrateurs et de limiter leur domaine de compétence autant que possible, ainsi que de configurer les contrôles d’accès des utilisateurs de comptes invités. Les données d’importance cruciale doivent être sauvegardées hors ligne sur disque dur externe ou autre dispositif de stockage déconnecté du réseau. Les sauvegardes doivent subir des tests de vérification permettant de s’assurer que la récupération des données est possible en cas de besoin.

Même si les pirates du logiciel malveillant OnePercent ne sont pour l’instant connus que pour leur utilisation des emails hameçons comme vecteur d’attaque, il est tout à fait possible qu’ils adoptent d’autres stratégies dans l’avenir. Il est donc fortement recommandé de s’assurer que l’accès à distance et les ports RDP sont déconnectés si l’on ne s’en sert pas et de contrôler les connexions à ces éléments. Mieux vaut aussi mettre les ordinateurs et les logiciels à jour, installer les correctifs au plus tôt et vérifier que les mots de passe sont robustes, de préférence avec une authentification multifactorielle.

Tor et le Dark Web

Il se passe de nombreuses choses dans le Dark Web aujourd’hui, entre la propagation des logiciels malveillants par les cybercriminels, le piratage de données informatiques et le vol de coordonnées bancaires.

Le Dark Web est un réseau crypté connectant les serveurs Tor et leurs utilisateurs, totalement séparé du réseau internet mondial connu comme le « World Wide Web ». Le nom de « Tor » est l’acronyme de « The Onion Router » (le « routage en oignon ») ; il permet à ses utilisateurs de naviguer sur internet, de chatter, d’envoyer des messages instantanés de manière anonyme. Il n’est pas intrinsèquement néfaste. Voici comment les développeurs de Tor considèrent leur création, sur la page https://www.torproject.org/ : « Tor est un logiciel gratuit et un réseau ouvert qui vous aide à vous protéger de l’analyse du trafic, une forme de surveillance réseau qui menace la liberté et la vie privée des internautes, les activités commerciales confidentielles, les relations et la sécurité nationale. »

On a enregistré une hausse de 24% des sites « onions » sur le Dark Web entre 2014 et 2015, d’après une recherche Flashpoint. L’utilisation de Tor a encore augmenté l’année dernière depuis la divulgation au public du programme de surveillance de la NSA.

Un peu d’histoire

C’est globalement une image négative que renvoie le Dark Web : en mars, une étude du CIGI a révélé que sept personnes sur dix voudraient que le Dark Web n’existe plus. La plupart des gens ont entendu parler de ce phénomène pour la première fois en 2013 quand le FBI a démantelé la « Route de la Soie » (ou « Silk Road »), le plus grand marché noir alors en ligne trafiquant des armes et de la drogue. Mais le Dark Web n’était pas à l’origine le quartier général des criminels : Tor a en effet été développé dans les années 1990 par des ingénieurs en informatique en partenariat avec des agences gouvernementales. En 2006, le Projet Tor fut créé en tant qu’organisation à but non lucratif afin de servir tout public.

On peut avoir de nombreuses raisons de souhaiter rester anonyme sur internet en utilisant Tor :

Dans quelques pays qui bloquent certains sites web, Tor offre un moyen d’y accéder. Par exemple, en septembre 2015, en Chine, plus de 3000 sites internet étaient inaccessibles. Cela incluait la plupart des offres Google, Facebook, YouTube, Twitter et Instagram. L’anonymat est essentiel quand il s’agit de communiquer des informations confidentielles ou de dénoncer certaines choses. Aujourd’hui, de nouvelles plateformes comme The Guardian, The Intercept et The New Yorker possèdent tous des sites localisés dans le Dark Web où circulent des éléments ayant fuité. Bien sûr, WikiLeaks en fait autant. Tor et le Dark Web ont été utilisés pour la mobilisation du printemps arabe. Certaines personnes utilisent Tor pour garder leurs sites internet à l’abri de la traçabilité publicitaire.

Comment fonctionne Tor ?

Tor n’est pas le seul système capable d’accéder au Dark Web ; c’est seulement le plus populaire. Les autres intègrent Freenet ou le Invisible Internet Project (I2P). Voici comment Tor fonctionne : il achemine le trafic du réseau de l’utilisateur et le remanie à travers une série de relais jusqu’à lui faire atteindre sa destination. Chaque nœud (ou routage « onion ») connaît l’élément qui le précède et qui le suit dans le cheminement, mais aucun autre dans le circuit. Le trafic parcourant le circuit est envoyé par paquets de taille identique, décodés par une clef symétrique à chaque nœud (comme les différentes couches d’un oignon) et relayés au rang inférieur. The procédé entraîne l’anonymat de la location de l’utilisateur et complexifie le suivi de son activité.

Le cryptage Tor est généré par les serveurs Tor, pas votre ordinateur. Le trafic entre deux nœuds Tor n’est pas traçable, mais celui passant par une porte Tor pour entrer ou sortir de l’internet « normal » l’est, lui, à moins que le cryptage SSL ne soit activé. Tor n’est pas un système de chiffrement de bout en bout ; si la communication n’est pas cryptée en utilisant un logiciel spécifique avant de rejoindre le réseau Tor, il sera lisible par tout le monde au moment de la connexion. Comme on suspecte la NSA d’administrer une grande partie des portails Tor accessibles par le public, il y a fort à parier que tout type de trafic non crypté est également surveillé par la NSA.

De nombreux utilisateurs accèdent à Tor via un VPN. Voici pourquoi :

  • Un VPN vous permet de falsifier votre position géographique.
  • Comme nous l’avons déjà mentionné, n’importe qui utilisant Tor peut lire une communication non cryptée passant par ce portail.
  • Un VPN protège la vie privée.
  • Certains fournisseurs d’accès internet bloquent Tor ; ils ne détectent toutefois pas l’accès à Tor par le biais d’un VPN.
  • La porte d’accès à Tor relèvera l’adresse IP du serveur VPN, pas la véritable adresse IP de l’utilisateur.

Mais les portes de sorties Tor sont souvent bloquées. De plus, un VPN ne fournit aucune protection contre un éventuel programme malveillant à la sortie de Tor. Plutôt que d’utiliser un VPN, quelques utilisateurs Tor utilisent un pont de sortie comme Obfsproxy ; cela peut s’avérer efficace pour bloquer l’utilisation de Tor si l’inspection profonde de paquets n’est pas configurée pour le détecter.

À quoi ressemble le Dark Web ?

La première chose à remarquer à propos de Tor est la lenteur de son navigateur ; il est encore plus lent s’il est couplé à l’utilisation d’un VPN. L’URL semble bizarre : voyez par exemple l’adresse http://wlupld3ptjvsgwqw.onion (le site du Dark Web pour Wikileaks). Des protocoles différents des standards HTTP et HTTPS sont légion, avec pour les plus courants IRC, IRCS, Gopher, XMPP, et FTP. Une longue enquête menée par TrendMicro a révélé que 41% des URLs sont russes, contre 40% d’URLs anglaises.

Trouver ce que vous recherchez s’apparente à un défi car de nombreux sites apparaissent et disparaissent en l’espace de quelques jours. Ce n’est pas dû à un manque de moteurs de recherche : le plus commun, Grams, ressemble à Google. Comme il y a de nombreux liens vers des pages web frauduleuses, quelques utilisateurs comptent sur les liens en .onion de Tor pour s’y retrouver. Une alternative consiste en un moteur de recherche qui relaie le service puis le lien onion de Tor et le rend transformé et compatible avec un navigateur standard WWW.

Le Dark Web a des sites similaires disponibles sur l’internet « normal » : Deep Web Radio est une station radio musicale mondiale. Il y a des services d’hébergement dédiés, des services mails et des chats anonymes ; il y a même des clones de Twitter. Bien sûr, il y a des blogs et des forums. En janvier 2016, ProPublica a lancé le premier grand site d’informations sur le Dark Web.

Des lanceurs d’alerte, des défenseurs des droits de l’Homme, des journalistes, des militaires et les forces de l’ordre sont tous présents sur le Dark Web. De même, des victimes de violences domestiques l’utilisent pour communiquer en dehors de la surveillance de leurs agresseurs.

La description du Dark Web ne serait pas complète sans la mention des sites en .BIT impliquant le Bitcoin, les marchés d’informations et d’objets volés, ainsi que tout le nécessaire des pirates informatiques. Daniel Moore et Thomas Rid rapportent dans leur livre, intitulé Cryptopolitik and the Darknet, que 57% des activités du Dark Web sont illégales. On peut légitimement affirmer que le Deep Web est un immense outil de partage d’informations qui facilitent l’activité criminelle. Les crypto-monnaies comme le Bitcoin et les réseaux d’anonymat comme Tor font de l’entrée sur le marché des logiciels malveillants un jeu d’enfant très lucratif rapidement.

La menace du hameçonnage grandit en même temps que le Dark Web

Plus de 90% des cyber-attaques de données commencent par un hameçonnage. La menace que constitue le hameçonnage grandit en même temps que le Dark Web. Le hameçonnage attaque sous différentes formes : l’envoi de logiciels espions, de rançongiciels et autres virus capables de voler de précieuses données qui sont ensuite facilement revendues sur le Dark Web. Le hameçonnage est la plus efficace, la plus répandue et la plus dangereuse des cyber-attaques !

Le DNS a un important rôle à jouer parce qu’il trace l’activité en réseau de toutes les organisations et que 90% des logiciels malveillants l’utilisent pour causer des dommages.

Le DNS fournit à l’organisation une chance d’intercepter le logiciel malveillant avant que celui-ci ne s’insinue dans ses commandes et ne contrôle son infrastructure. La visibilité DNS permet de remarquer les autres éléments indiquant le piratage comme les pics dans le trafic IP et le détournement du DNS.

La capacité à suivre et gérer l’activité DNS est très importante, car elle permet aux organisations de détecter les campagnes de hameçonnage et l’exfiltration de données qui en résulte. Il leur devient aussi possible de réduire le temps que les pirates peuvent passer dans le réseau et de repérer les domaines susceptibles de faire l’objet d’une activité criminelle et de vol de données.

En renforçant votre protection DNS, vous pouvez bannir les sites de hameçonnage une fois pour toutes : cela signifie que même si un employé clique sur un lien hameçon dans un mail, le lien ne fonctionnera pas.

Le filtrage DNS de WebTitan bloque l’accès aux logiciels malveillants, rançongiciels, hameçonnage, virus, sites frauduleux, logiciels espions, etc. Il élimine le mal à la source.

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Comment protéger les utilisateurs de la fuite des données et des attaques mails avancées

Sans les bons outils de cyber-sécurite, les organisations sont vulnérables aux escroqueries par hameçonnage, qui peuvent leur coûter des millions en recouvrement de désastre et en rançons si elles cèdent au chantage. La seule façon d’éviter cela est d’avoir une solide sécurité email utilisant DMARC et le filtrage de contenu.

SpamTitan inspecte chaque URL listée dans un mail pour détecter si elles sont sur liste noire, avec une couverture de 100% du web, protégeant ainsi vos utilisateurs des liens vers des sites frauduleux. Le sandboxing de SpamTitan contient une protection contre la fuite des données et les attaques mail expertes ; il offre un puissant environnement permettant d’effectuer une analyse en profondeur des programmes et des fichiers douteux.

Les attaques par hameçonnage sont très complexes et de plus en plus nombreuses. L’une des protections les plus efficaces consiste en une solution de sécurité email moderne et robuste comme SpamTitan, qui utilise un arsenal anti-hameçonnage comme le scan antivirus, l’analyse heuristique, l’authentification DMARC et le sandboxing. Peu de fournisseurs proposent une telle gamme en un seul outil.

SpamTitan est une protection email multi-récompensée, anti-hameçonnage et dotée d’un filtrage email. Commencez dès aujourd’hui votre essai gratuit de SpamTitan pour découvrir comment nous vous protègerons des cyber-attaques.

 

Restez avec nous…

Dans un prochain article, nous aborderons la question des ramifications techniques du Dark Web et les mesures qui bloqueront (ou non) l’accès à Tor depuis votre réseau.

La différence entre la sécurité DNSSEC et la sécurité DNS

Découvrez la différence entre la sécurité DNSSEC et la sécurité DNS dans cet article.

Bien qu’on ait aujourd’hui du mal à le croire, la structure de base de l’internet ne date que de 50 ans. La sécurité DNS a été créée en 1983 et s’est standardisée en 1986. L’email est un peu plus ancien, la première personne ayant utilisé le symbole @ pour lier un nom d’utilisateur avec un serveur de destination pour communiquer en 1971. Ces deux standards furent créés durant une période d’innocence : à notre connaissance, il n’y avait alors pas de pirates informatiques, et il n’y avait aucune organisation criminelle pour lancer des rançongiciels (aussi appelés « ransomwares »), ni de cyber-espion capable de cybercriminalité à une échelle nationale. C’était une époque où il vous était possible de faire confiance aux autres membres de la communauté web dont vous faisiez partie.

Les inventeurs de ces technologies n’ont probablement jamais songé à la sécurité en ce temps-là. À cause des dangers permanents de l’univers digital aujourd’hui, nous nous retrouvons dans l’obligation de repousser les limites de la technologie pour créer des mécanismes de défense pour des systèmes qui n’ont pas été conçus pour en comporter à l’origine. Puisque la sécurité DNS est un composant complet du travail en réseau et du trafic internet, il est primordial de le sécuriser, ce qui implique l’usage des sécurités DNS et DNSSEC. On les confond parfois en un seul système, mais c’est une erreur.

La sécurité DNS

La sécurité DNS est un système de sécurisation globale de votre infrastructure DNS. Le protocole DNSSEC est en fait une partie de ce système. La sécurité DNS implique non seulement la mise en place du DNSSEC comme meilleure protection, mais aussi l’installation d’un correctif et d’un outil de datation, sécurisant l’ensemble avec un périmètre et un coupe-feu local ainsi que d’autres protocoles spécifiques au système DNS comme les DoH. Il faut savoir que les DoH sont reconnus par DNS via la navigation en HTTPS, ce qui permet de crypter la communication DNS par l’utilisation d’un jeu de clefs chiffrées comme on le ferait pour sécuriser un site web.

Le caractère vulnérable du DNS

Avant de vous expliquer ce que fait le DNSSEC, il est important que vous compreniez le caractère vulnérable originel du DNS : lorsqu’un ordinateur émet une requête DNS pour naviguer sur le site que souhaite consulter l’utilisateur, il reçoit une réponse d’assistance de la part d’un serveur DNS. Il existe un système de hiérarchie DNS mondial : au sommet se trouvent treize éléments, appelés « racines », de serveurs DNS. Ces serveurs sont la première étape de la résolution du nom de domaine. Les serveurs racines renvoient la requête DNS au serveur du domaine de premier niveau correspondant, hiérarchiquement placé juste en dessous du serveur racine et répondant aux adresses en .com, .net, .org… Ces serveurs font suivre la requête des serveurs DNS jusqu’aux sous-domaines s’il en existe. À la fin de tout ce processus, l’utilisateur reçoit finalement en réponse l’adresse IP de l’hôte correspondant à ce qu’il cherche. Ce qui est incroyable, c’est la rapidité avec laquelle tout cela se réalise.

C’est sur une présomption énonçant que seul le système du DNS répond à la requête du client que l’on base la validité de l’adresse IP trouvée. Mais qu’en est-il si ce n’est pas le cas ? Comme le DNS n’est pas sécurisé, il est soumis à une attaque pirate potentielle ; une personne mal intentionnée peut ainsi injecter un serveur corrompu dans le système, ce qui peut automatiquement rediriger les clients vers des sites frauduleux. Ces sites peuvent prendre l’aspect des sites originels afin de voler les données personnelles des navigateurs ou encore leur amener un virus ou un cheval de Troie.

Comment fonctionne le DNSSEC ?

Le protocole DNSSEC permet de remédier à ce caractère vulnérable inhérent au système DNS grâce à l’ajout d’un niveau d’identification crypté basé sur un chiffrement à clef publique, vérifiant que le DNS correspond à un domaine légitime. Si plusieurs serveurs DNS répondent à la requête initiale, chacun est inspecté pour assurer à l’utilisateur une navigation fiable. Les treize racines sont déjà protégées par le DNSSEC. À validation d’une réponse par une racine, le décryptage se fait automatiquement sur le serveur correspondant, en cascade hiérarchique. Il est toutefois important de se souvenir que le DNSSEC ne crypte pas toute la navigation : c’est là le travail du DoH. Le DNS incluant un DNSSEC aura simplement besoin de plus de puissance de traitement pour fonctionner correctement.

Comment sécuriser votre technologie vulnérable ?

TitanHQ est à même de sécuriser votre navigation internet basée sur le DNS et vos communications par email grâce à une technologie avancée. WebTitan vous offre un filtrage DNS pour protéger vos utilisateurs des sites frauduleux et des virus indésirables. Le système de sécurité email SpamTitan bloque les tentatives d’hameçonnage, les rançongiciels et les autres logiciels malveillants. Si le DNS et le système email ont été inventés durant une époque sûre, c’est TitanHQ qui vous offre à présent de les sécuriser à l’ère où il n’est plus possible de faire confiance à internet.

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Menaces internes et externes : naviguer dans le cloud en sécurité

Menaces internes et externes : naviguer dans le cloud en sécurité

L’adoption du cloud a augmenté de façon spectaculaire l’année dernière, et de nombreuses organisations ont découvert les avantages du travail à distance. Les employés bénéficient d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, et ils peuvent économiser sur l’essence et les trajets.

Les organisations bénéficient d’employés plus heureux qui peuvent rester chez eux et rester productifs. Pour les entreprises, cela limite également les besoins en immobilier.

L’inconvénient d’une politique de travail à domicile est l’augmentation des risques de cybersécurité. Le cloud offre de nombreux avantages aux organisations qui souhaitent proposer le travail à domicile, mais cela signifie que le personnel informatique doit être conscient du risque de sécurité supplémentaire.

Le phishing, l’ingénierie sociale, l’élévation des privilèges, les attaques par mot de passe par force brute et bien d’autres exploits constituent une menace pour la posture de cybersécurité des organisations. Ces menaces peuvent être à la fois externes et internes, mais les organisations peuvent prendre les bonnes précautions pour garantir la confidentialité et la sécurité des données.

Surveiller et bloquer les menaces externes

Toute infrastructure basée dans le cloud est accessible non seulement aux employés, mais aussi aux attaquants si des vulnérabilités existent sur le réseau et peuvent être exploitées.

La plupart des pirates écrivent des scripts pour trouver des vulnérabilités, et de bons systèmes de détection des intrusions et de surveillance par force brute bloqueront les sondages continus des menaces externes.

Les attaquants utilisent également des méthodes de reconnaissance pour trouver des vulnérabilités, notamment des cibles potentielles pour le phishing et l’ingénierie sociale.

LinkedIn est couramment utilisé pour trouver des organigrammes et des utilisateurs à haut niveau de privilège, tels que le personnel des RH et les cadres. Avec une liste de victimes potentielles, un pirate peut lancer des attaques via le courrier électronique ou des appels vocaux.

Si l’organisation possède des applications Web, celles-ci peuvent être utilisées dans des exploits potentiels. Les scripts intersites (XSS), la falsification des requêtes côté serveur (SSRF), l’injection SQL et d’autres attaques basées sur le Web pourraient permettre aux acteurs de la menace d’accéder à des données sensibles.

Les scripts permettant de trouver ces vulnérabilités peuvent les exploiter automatiquement, ou un attaquant peut sonder le serveur encore plus profondément pour trouver d’autres problèmes de cybersécurité.

Les menaces externes conduisent souvent à des violations de données. Pour les grandes organisations, les attaquants pourraient exfiltrer des millions d’enregistrements s’ils ont suffisamment de temps pour voler silencieusement des données.

Des systèmes de surveillance doivent être mis en place pour détecter ces menaces, en particulier les systèmes auxquels les travailleurs à distance ont accès. L’infrastructure du cloud est intrinsèquement sûre, mais le personnel informatique doit la configurer correctement pour détecter et bloquer les menaces courantes.

Les systèmes de journalisation facilitent également les enquêtes sur la gravité d’une compromission réussie, en donnant au personnel informatique un moyen de comprendre ce qui a mal tourné et la gravité de la violation.

Éviter les menaces internes courantes

Les employés sont le maillon le plus faible des défenses de cybersécurité. Même si des systèmes de surveillance sont en place, une attaque sophistiquée de phishing ou d’ingénierie sociale peut contourner la sécurité et permettre à un attaquant d’accéder à des données ou de commettre un vol financier.

Les courriels de phishing sont souvent utilisés dans ces attaques, et la formation des utilisateurs ne suffit pas à les arrêter. Les menaces internes posent également un problème de conformité. Les employés doivent savoir comment communiquer, transférer, stocker et protéger les données des utilisateurs.

Par exemple, un employé ne doit pas envoyer une présentation PowerPoint par courrier électronique à un destinataire externe si la présentation contient des données sensibles. Le courrier électronique est un risque pour les messages entrants et sortants, et le personnel informatique doit savoir comment le protéger des menaces.

La formation est indispensable dans toute organisation, en particulier pour les cibles communes telles que le personnel des RH, des finances et du service clientèle. Le personnel doit savoir qu’il faut toujours vérifier l’identité de l’appelant et éviter de prendre des décisions urgentes sur la base d’informations limitées fournies par l’appelant.

La formation du personnel à l’identification de l’ingénierie sociale par le biais d’appels vocaux réduit considérablement les risques.

Les filtres destinés à bloquer les messages électroniques de phishing entrants constituent la meilleure défense contre les liens et pièces jointes malveillants. Les attaquants ciblent souvent les membres clés du personnel qui peuvent exécuter des malwares sur le réseau, mais les utilisateurs à faible privilège sont également une cible.

Par exemple, un attaquant peut envoyer à un utilisateur un message contenant un lien permettant de télécharger un logiciel malveillant ou une pièce jointe contenant des macros permettant de le télécharger.

Les malwares peuvent être utilisés pour prendre le contrôle des appareils de l’utilisateur, ce qui permet à un attaquant d’accéder au réseau interne en utilisant les privilèges de l’appareil et du compte de l’utilisateur.

Au lieu de compter sur les utilisateurs pour identifier ces messages de phishing malveillants, les filtres les empêchent d’atteindre la boîte de réception du destinataire. Ils empêchent les utilisateurs de voir les messages, et les administrateurs peuvent les examiner pour identifier les faux positifs.

Les filtres protègent contre les nombreuses attaques qui peuvent être lancées par courrier électronique. Ils réduisent ainsi les risques de ransomware, de chevaux de Troie, de rootkits, de vol d’identifiants, d’écoute de données et de vol de données.

Les menaces internes et externes doivent être prises en compte dans le plan de cybersécurité d’une organisation. La surveillance et la détection des intrusions peuvent défendre contre les menaces externes, mais les filtres de courrier électronique et la cybersécurité sont primordiaux pour une bonne protection contre le phishing et l’ingénierie sociale.

Les mesures typiques de sécurité du réseau pour se protéger contre l’accès sont :

  • L’utilisation de la défense en profondeur.
  • La protection des données à la source.
  • L’utilisation du chiffrement pour les données au repos ainsi que pour les données en mouvement.
  • L’utilisation d’un accès basé sur les rôles et une gestion des accès privilégiés (PAM).
  • L’exigence de l’utilisation d’un ordinateur distinct pour l’accès de l’administrateur aux ressources.
  • L’utilisation de la journalisation et la surveillance de l’accès pour discerner les schémas inhabituels.
  • La mise en place des processus de sauvegarde et de récupération sécurisés.
  • La limitation de la capacité des employés à utiliser les services de transfert de fichiers et de poste à poste.

Mesures commerciales

Il est essentiel d’appliquer les meilleures pratiques commerciales au domaine informatique. Il s’agit notamment de :

  • Documenter clairement et appliquer systématiquement les politiques et les contrôles.
  • Séparer les tâches — utilisez des contrôles et des équilibres. Si un employé ou un contractant a de mauvaises intentions, les dommages seront au moins limités.
  • Appliquer la règle du moindre privilège pour toutes les ressources. Les individus ne doivent avoir accès qu’aux informations nécessaires pour fonctionner efficacement, et pas plus.
  • Contrôler et surveiller l’accès physique aux ressources.
  • Détruire et éliminer correctement les données, les imprimés et la documentation.

Une combinaison de contrôles informatiques et commerciaux est nécessaire pour se protéger contre les menaces internes. Pour être vraiment efficace, impliquez vos sous-traitants et vos partenaires commerciaux dans cet effort.

Les organisations doivent procéder à des révisions régulières des privilèges d’accès pour éviter d’accorder des accès inutilement libérés et réduire ainsi les points de faiblesse potentiels.

Vous devez également faire confiance à vos employés, mais vous devez équilibrer cette confiance avec des contrôles de sécurité appropriés pour l’entreprise et le réseau.

Protégez vos employés contre les attaques de phishing en combinant une formation de sensibilisation à la cybersécurité et une protection antispam des e-mails. En savoir plus sur la solution avancée de protection contre le spam. Découvrez la démonstration de SpamTitan dès aujourd’hui.

6 types d’attaques DNS à connaître

6 types d’attaques DNS à connaître

Les attaques DNS sont critiques pour les organisations de toutes tailles et de tous secteurs. Nous vivons à une époque où le fait de naviguer accidentellement vers un mauvais site web peut avoir des conséquences désastreuses.

Un utilisateur qui tape incorrectement un nom de domaine ou qui clique au hasard sur un lien intégré dans un e-mail peut lancer une attaque dévastatrice de ransomware, mettant hors service un seul ordinateur, un réseau entier et même envahir les chaînes d’approvisionnement.

Le filtrage web ne consiste pas seulement à arrêter les utilisateurs déterminés à se rendre sur des sites inappropriés. Il s’agit d’empêcher un accident ou une action involontaire qui pourrait compromettre l’ensemble de l’entreprise.

Aujourd’hui, la protection de la cybersécurité passe par une approche multicouche de la stratégie de sécurité. En fait, la protection des utilisateurs contre les contenus de sites malveillants, les malwares et les attaques de phishing passe par la couche DNS. Il est donc essentiel de la sécuriser.

La couche qui rend la navigation sur Internet possible est la même que celle que les pirates utilisent pour mettre en œuvre leurs attaques. Ignorer la couche DNS fait peser toute la charge sur les mécanismes de sécurité des points de terminaison qui peuvent rapidement être dépassés.

Les principales attaques DNS contre lesquelles vous devez protéger votre entreprise

Phishing

Le courrier électronique reste le principal mécanisme de diffusion des malwares, des ransomwares et des cyberescroqueries. Mais la plupart des attaques de phishing utilisent les deux composants les plus utilisés de votre environnement utilisateur, à savoir le courrier électronique et Internet.

Les cybercriminels continuent d’utiliser les attaques de phishing parce qu’elles sont faciles à mettre en œuvre et peuvent manipuler les utilisateurs avec succès. Il leur suffit de disposer d’une base de données d’adresses électroniques pour lancer leurs grands filets et prendre au piège des utilisateurs peu méfiants.

À l’instar de la pêche à l’achigan ou à la truite, le phishing dépend du bon appât qui incitera les utilisateurs à cliquer sur un lien intégré qui pointe vers un site Web et télécharge la charge utile malveillante sur le bureau de l’utilisateur.

Bien que la plupart des entreprises disposent d’une solution de filtrage des e-mails, il est pratiquement impossible d’éliminer toutes les tentatives de phishing. C’est pourquoi il est essentiel de disposer d’une solution de filtrage web qui fonctionne en tandem avec votre solution de sécurité du courrier électronique afin d’empêcher tout type de connexion Web malveillante en premier lieu.

Attaques BEC

Les attaques BEC sont une forme de phishing à fort enjeu, également connue sous le nom de spear phishing. Les attaques BEC impliquent spécifiquement des utilisateurs à hauts privilèges identifiés au sein d’une organisation. L’objectif de ces attaques est de gagner beaucoup d’argent.

Les attaquants passent souvent des mois à scruter et à surveiller le trafic de courrier électronique d’un système compromis afin de connaître sa culture et ses protocoles de communication.

Bien que les attaques de BEC n’impliquent pas toujours l’internet, un système de sécurité web peut être l’outil permettant d’éviter une perte qui peut facilement atteindre des dizaines de millions de dollars.

Malware

La lutte contre les malwares ne se limite plus aux points d’accès. Vous ne pouvez plus placer toute votre confiance dans les solutions d’extrémité, car des attaquants expérimentés ont développé des méthodologies pour contourner ces outils de sécurité à petite échelle.

Vous devez arrêter les malwares à la source. Les utilisateurs ne peuvent pas télécharger accidentellement des malwares s’ils ne sont jamais autorisés à se connecter à un site de téléchargement.

Même dans le cas où un site n’a pas été correctement identifié, une solution moderne de filtrage web devrait pouvoir analyser les paquets qui traversent le réseau et les débarrasser du code malveillant avant qu’ils ne puissent s’infiltrer sur les ordinateurs des utilisateurs finaux.

Ransomware

Bien que les ransomwares soient un type de malwares, ils méritent désormais leur propre catégorie. Nombreux sont ceux qui les considèrent aujourd’hui comme la première menace de cybersécurité.

Les attaques de phishing et du type BEC ont généralement pour but de réaliser une arnaque rapide. Ce n’est pas le cas des ransomwares, car ils peuvent entraîner l’arrêt des opérations essentielles à la mission d’innombrables organisations, grandes ou petites.

En sécurisant la couche DNS, vous faites plus que protéger votre entreprise contre les cyberattaques. Vous protégez également votre organisation contre une perturbation potentiellement dévastatrice des opérations de base.

Attaques par déni de service

Les attaques par déni de service (DoS) constituent un type d’attaque différent. Comme les ransomwares, elles ont pour but de perturber le fonctionnement du réseau d’une entreprise dans l’espoir de lui extorquer de l’argent.

Ces attaques impliquent une armée de robots qui travaillent en coordination les uns avec les autres. Chaque robot envoie du trafic divers dans le but de consommer toute la bande passante disponible.

Ces attaques visent souvent les détaillants en ligne ou d’autres entreprises qui dépendent fortement de l’infrastructure de leur site Web. Bien qu’elles ne soient pas aussi répandues, les attaquants peuvent également mener des attaques DoS au sein du réseau interne d’une entreprise.

Ces attaques impliquent généralement un type de malware qui utilise ensuite les nœuds disponibles pour envoyer des paquets malveillants.

Typosquattage

Les attaques de typosquattage sont des exemples parfaits pour attirer les visites accidentelles d’un utilisateur peu méfiant. Les cybercriminels achètent des noms de domaine dont l’orthographe est similaire à celle de sites web bien connus.

Lorsqu’un utilisateur se trompe accidentellement de nom de domaine dans son navigateur web, il est alors redirigé vers un faux site de connexion qui capture ses identifiants de connexion.

Les pirates utilisent ensuite les informations d’identification compromises pour accéder au site Web lui-même et mener leurs actions malveillantes, comme le retrait de fonds ou la réalisation d’achats non autorisés.

Solution contre ces différents types d’attaques DNS

De la même manière que les utilisateurs dépendent aujourd’hui des services d’identification de l’appelant pour trier les appels de télémarketing et les appels automatisés, les solutions de filtrage DNS sont le moyen privilégié d’éliminer les attaques basées sur le Web.

Vos utilisateurs et vos opérations critiques dépendent d’une expérience Internet sûre. Par conséquent, une solution de filtrage DNS avancée telle que WebTitan est aujourd’hui un outil indispensable.

Une approche de sécurité à plusieurs niveaux est essentielle pour toutes les organisations afin de protéger les clients, les employés et les données de l’entreprise contre les attaques DNS. Une combinaison de SpamTitan et de WebTitan peut rendre votre organisation à l’abri des attaques DNS avancées.

Contactez un expert en sécurité de TitanHQ dès aujourd’hui pour découvrir comment nous pouvons utiliser une approche en couches pour protéger votre organisation.

Se protéger du phishing en 2021

Se protéger du phishing en 2021

Avec la hausse astronomique des attaques de phishing en 2021, découvrez comment les éviter. En général, vous recevez un email dans votre boîte de réception. Il a l’air légitime, semble urgent et vous demande d’entreprendre une action immédiate. Devriez-vous le prendre au sérieux ou simplement le supprimer ?

Les professionnels de la sécurité vous diront qu’il faut toujours faire preuve de prudence et supprimer le message. Pourtant, il y a cette incertitude innée qui pousse de nombreuses personnes à suivre l’action suggérée par l’email, si c’est le cas.

Après tout, il est parfaitement logique que les grandes marques comme Netflix, PayPal ou Bank of America vous contactent si vous êtes un de leurs clients.

Sachez que plus de 3 milliards d’emails frauduleux sont envoyés chaque jour. Bien que la plupart des comptes de messagerie soient protégés par une solution de filtrage de sécurité, quelques-uns parviennent tout de même à se frayer un chemin dans le système.

Ceci accentue la possibilité qu’il s’agisse d’un message légitime pour l’utilisateur final puisqu’il est arrivé dans sa boîte de réception.

Quelques moyens de se protéger du phishing

Vérifiez toujours l’adresse d’envoi

Il faut un bon appât pour piéger un utilisateur d’email peu méfiant avec une attaque de phishing. Si, il y a dix ans, les emails de phishing étaient truffés de fautes d’orthographe et de grammaire, ce qui les rendait très évidents, ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Désormais, de nombreux emails de phishing incluent le logo et l’en-tête de l’entreprise dans le corps du message. Ces graphiques ne sont pas seulement utilisés pour donner à l’email un aspect aussi officiel que possible, mais aussi pour détourner votre attention de l’adresse réelle de l’expéditeur.

Prenons un exemple : alors que le nom de l’expéditeur annonce IRS.Gov, l’adresse réelle de l’expéditeur provient clairement d’un domaine distinct. Cependant, le sceau officiel de l’IRS dans le coin droit fait que l’utilisateur y prête attention, détournant entièrement son attention de l’en-tête de l’email. Notez que le message contient souvent une pièce jointe et un lien intégré.

Les cybermenaces clés qui menacent les travailleurs à domicile

Si le corps de l’email se lit bien et est parfaitement logique, vous n’avez même pas besoin de perdre du temps à le lire si vous validez d’abord l’adresse d’envoi à chaque fois.

Si, pour une raison quelconque, vous utilisez un client de messagerie qui ne vous est pas familier et que vous ne trouvez pas l’en-tête de l’email, vous pouvez toujours appuyer sur le bouton de transfert. L’email de transfert comprendra l’adresse email réelle de l’expéditeur dans le corps de l’email.

Une mauvaise adresse d’envoi est parfois difficile à repérer au premier coup d’œil. Par exemple, l’adresse de retour peut être paypaal.com, alors que le domaine réel ne comporte qu’une seule lettre, c’est-à-dire paypal.com.

Les cybercriminels achètent souvent des domaines de typosquattage d’un nom de domaine populaire et imitent ensuite son site web. Le mieux serait donc de lire attentivement l’adresse électronique d’envoi.

Comment les escrocs savent-ils que je suis un client ?

Vous vous demandez peut-être comment ils savent que vous êtes client d’une entreprise donnée. Comment savent-ils par exemple que vous attendez un colis d’une société de transport particulière ?

Dans la plupart des cas, ils ne le savent pas. Les cybercriminels envoient simplement des millions d’emails en se faisant passer pour des entreprises internationales, sachant qu’un certain pourcentage d’utilisateurs sera effectivement des clients réels.

Si vous recevez de nombreux emails suspects de la part de sociétés Internet que vous visitez fréquemment, il se peut que votre ordinateur soit infecté par un spyware qui capte tout votre trafic Web et le transmet à l’attaquant. Si tel est le cas, vous aurez besoin d’une bonne application de sécurité des points d’accès ou d’une solution antispyware pour nettoyer votre machine.

Trame commune

Les attaques de phishing ont tendance à utiliser toujours le même type de leurre. Pourquoi ? Parce qu’elles fonctionnent. Voici une liste de scénarios qui devraient immédiatement vous mettre la puce à l’oreille.

  • Le service informatique de votre employeur vous demande de faire quelque chose, mais la signature du email est générique, telle que « Service informatique » ou « Service d’assistance ».
  • Une entreprise vous envoie un avis d’activité suspecte concernant votre compte et vous demande de prendre une mesure quelconque, comme réinitialiser votre mot de passe.
  • Une entreprise vous a envoyé une facture sous la forme d’un fichier PDF joint.
  • Un bureau gouvernemental ou l’IRS déclare que vous avez droit à un remboursement ou à une subvention.
  • Il vous est demandé de confirmer certaines informations personnelles concernant votre compte.
  • L’email ne comporte pas de salutation personnelle et se réfère à un contexte générique tel que « Cher utilisateur ».

Les bonnes règles à suivre

Voici une liste de bonnes règles à suivre pour vous épargner du temps et des efforts dans l’évaluation de la légitimité d’un email.

  • Aucune organisation ne vous demandera jamais votre mot de passe. Elle n’enverra pas non plus d’email non sollicité pour vous demander de changer votre mot de passe
  • Bien que l’IRS ou les institutions financières vous envoient des emails pour confirmer la réception ou une modification de votre profil ou de votre compte, ils ne vous enverront jamais un email non sollicité vous demandant de faire quelque chose.
  • N’appelez jamais le numéro de téléphone d’une institution financière contenu dans un email qui vous demande de répondre à quelque chose. Recherchez le numéro vous-même et appelez.
  • Si quelqu’un vous envoie par email une facture que vous n’attendez pas, ignorez-la. Il en va de même pour un email concernant un colis que vous n’attendez pas.

Deux bonnes mesures de sécurité contre les escroqueries par phishing

Toute organisation qui fournit du courrier électronique à ses employés doit sécuriser toutes les activités de courrier électronique à l’aide d’un système de sécurité avancé.

Il est possible de se défendre contre les escroqueries par phishing, les piratages de mots de passe, les fraudes à la carte de crédit et les attaques de malwares les plus courants avec des outils largement disponibles et une formation de bas niveau.

Une solution de sécurité du courrier électronique telle que SpamTitan bloquera les attaques de phishing ainsi que les ransomwares et d’autres variantes de malwares. Vous devriez également protéger tous les comptes financiers avec un type d’authentification multifactorielle.

Vous serez ainsi protégé si vos informations d’identification sont compromises. Si les attaques de phishing restent aujourd’hui une menace très sérieuse, les défenses pour s’en protéger sont disponibles.

La première défense contre la cybersécurité pour les petites entreprises commence par la prise en charge de celle-ci. Parlez-en directement avec nous ou avec votre fournisseur de services gérés.

Ils seront en mesure de vous proposer des services de cybersécurité essentiels, des formations de sensibilisation à la sécurité et des conseils sur la protection, la sauvegarde et la récupération des données.

Contactez un expert en sécurité chez TitanHQ dès aujourd’hui et découvrez comment SpamTitan Email Security peut prévenir les attaques de phishing.