Sécurité réseau

Comment identifier les mails frauduleux ?

Voulez-vous aider vos employés à identifier les mails frauduleux afin qu’ils cessent de divulguer leurs identifiants avec leurs mots de passe sur des sites d’hameçonnage et de télécharger par inadvertance des logiciels malveillants sur leurs ordinateurs ? Dans cet article, nous vous présenterons quelques signes caractéristiques des mails frauduleux opérant par hameçonnage que tout le monde devrait savoir identifier pour qu’à l’ouverture de chaque mail, vos employés soient capables de déterminer si son contenu est légitime ou s’il est dangereux, s’il vient d’un pirate se faisant passer pour un membre de l’entreprise ou s’il présente une menace de sécurité pour le réseau informatique.

Quelles sont les menaces envoyées par mail ?

C’est par les mails que les cybercriminels font le plus de dégâts dans la cyber-sécurité de l’entreprise : on estime que 91% des cyberattaques commencent avec un mail d’hameçonnage. L’hameçonnage (ou le « phishing », en anglais) est le nom qu’on donne à une tentative d’obtention des données sensibles par le biais d’une imposture : un cyber-pirate se fera ainsi passer pour une compagnie fiable afin d’obtenir les données qui l’intéressent. L’hameçonnage peut s’opérer par téléphone, par SMS, par le biais des réseaux sociaux ou par message instantané, mais le plus souvent, c’est par mail. L’hameçonnage consiste alors à appeler l’utilisateur à télécharger sur son ordinateur des dossiers malicieux contenant un logiciel malveillant ou un rançongiciel. Une réponse à l’hameçonnage suffit pour que le cybercriminel obtienne les codes d’accès aux comptes de messageries et aux services du cloud, lui permettant de télécharger toutes les données sensibles qu’il désire ainsi que la mainmise sur le réseau de l’entreprise, ce qui lui permettra de le compromettre largement.

Si vous avez installé une puissante protection de sécurisation email, la plupart des mails d’hameçonnage et des autres menaces par courriel seront bloquées, mais aucun programme de sécurité email ne vous offrira une protection complète. Il est donc essentiel que chaque utilisateur apprenne à identifier les mails frauduleux et comment réagir en cas de réception d’un tel mail.

Les employés doivent recevoir une formation en sécurité informatique

Dans certaines entreprises, la formation en sécurité informatique est obligatoire : il faut que les employés soient capables d’identifier les mails frauduleux. Aux États-Unis, par exemple, il est rendu obligatoire de suivre une formation en sécurité informatique régulièrement par la Health Insurance Portability Act (ou « HIPAA » : la loi votée par le Congrès des États-Unis en 1996 concernant la santé et l’assurance maladie). Tous les organismes de santé doivent s’assurer que leurs employés ont appris à reconnaître un mail d’hameçonnage.

Il est fortement recommandé aux compagnies qui n’y sont pas contraintes par la loi de penser à la formation en sécurité informatique : on ne peut en effet pas s’attendre à ce que les employés sachent faire la différence entre un mail fiable et un mail frauduleux s’ils ne connaissent pas les signes distinctifs. En instaurant régulièrement une formation en sécurité informatique en entreprise, vous vous assurez que vos employés ne tomberont pas dans le piège des cybercriminels, ce qui vous protégera de la violation des données.

Comment identifier les mails frauduleux ?

Les cybercriminels changent régulièrement de tactique pour contourner les systèmes de sécurité et tromper les utilisateurs afin d’obtenir de leur part des données personnelles ou l’installation d’un logiciel malveillant sur leur système. L’aspect des mails frauduleux et le leurre de l’hameçonnage change régulièrement, mais il y a des points communs dans ces arnaques, que nous vous détaillons ci-après. Notez qu’un mail frauduleux peut utiliser plusieurs de ces techniques dans le même message.

Gardez à l’esprit que ce n’est pas parce qu’il semble avoir été envoyé par une source fiable, une personne de confiance ou une entreprise célèbre avec le logo correspondant que le mail est authentique. Vous devez malgré tout contrôler soigneusement le message avant d’y répondre ou de passer à l’action qu’il vous demande.

Urgence

Les mails frauduleux et l’hameçonnage vous alertent la plupart du temps sur une situation urgente. Les cybercriminels veulent que vous agissiez rapidement, sans réfléchir, car plus vous vous posez de questions, plus vous vous avez de chances de vous rendre compte que le mail vous mène à une arnaque.

Menaces

Les mails frauduleux et l’hameçonnage vous menacent de terribles conséquences si vous ne faites rien : votre compte sera clôturé, vous perdrez l’accès à un service, vous devrez payer des frais, vous serez arrêté par la police… voilà autant de menaces récurrentes vous poussant à agir vite selon les instructions données dans le mail frauduleux.

Récompenses

Les cybercriminels parlent régulièrement d’occasions uniques, de prix défiant toute concurrence ou de récompenses pour encourager leurs cibles à les recontacter ou à visiter leur site internet. Une offre trop belle pour être honnête comme la promesse d’un iPhone neuf pour 100€ ou un prix dans un jeu auquel vous n’avez jamais participé est une ruse courante incitant les utilisateurs à cliquer sur un lien malveillant.

Demande d’informations personnelles

Le moyen le plus facile permettant d’obtenir des informations sensibles est encore de les demander ! Si cela vous arrive, vous devez prendre un moment pour réfléchir et déterminer si la demande de communiquer vos informations personnelles par mail est justifiée. Assurez-vous notamment que l’adresse mail – et pas simplement le nom de l’expéditeur indiqué en tête du mail – est valide, et essayez de lui téléphoner pour qu’il confirme que c’est bien lui qui a besoin de vos informations ou que vous changiez votre moyen de paiement. Attention ! N’utilisez surtout pas le numéro de téléphone inscrit dans l’email !

Lien hypertexte ou hyperlien

Les hyperliens sont souvent utilisés par les cybercriminels pour franchir les défenses de sécurité du système et rediriger les utilisateurs vers des sites frauduleux. L’adresse URL est la plupart du temps dissimulée par un texte alléchant, mais si vous placez le curseur de votre souris sur le lien (sans cliquer), vous pourrez voir apparaître l’adresse vers laquelle vous serez redirigé. Les raccourcis URL permettent de dissimuler la véritable destination de l’adresse URL hameçon. Il est aussi fort probable que vous passiez par plusieurs pages avant d’arriver sur le site internet frauduleux. Assurez-vous que l’adresse internet des sites que vous visitez est authentique ; en cas de doute, ne cliquez pas sur les hyperliens que vous lisez dans les mails suspects.

Pièces jointes

Les pièces jointes portent généralement une double extension pour sembler légitimes (.doc.exe par exemple). La simple ouverture de ces pièces jointes suffit à installer un logiciel malveillant sur l’ordinateur. Les cybercriminels emploient souvent des macros contenant certains codes qui téléchargeront eux aussi des logiciels malveillants. Pensez à scanner avec un antivirus les pièces jointes avant de les ouvrir et n’utilisez pas leur contenu à moins d’être 100% sûr qu’il est fiable. Considérez toujours comme suspects des pièces jointes au format étrange ou inhabituel avec une extension suspecte (comme les .zip, .scr, .js, .exe, .vbs, .bat, .com, .msi, .jse, .lnk, .vb etc.).

Adresses mails étranges ou noms de domaines bizarres

Dans les mails frauduleux, les noms affichés et les adresses mails leur correspondant sont souvent très différents : vérifiez scrupuleusement l’adresse mail utilisée. Les entreprises ne se servent pas de domaines de messagerie publique (la partie écrite après le @) comme Gmail. Assurez-vous que le domaine est bien celui utilisé par la compagnie (par exemple : paypal.com est authentique, mais pay-pal.com ne l’est pas !). Vérifiez aussi que le nom de domaine est orthographié correctement, sans lettre manquante ou supplémentaire. Recherchez une substitution potentielle de caractère comme un « rn » à la place d’un « m », un zéro à la place d’un « o » ou encore un « 1 » à la place d’un « I ».

Orthographe et grammaire incorrectes

Les cyber-pirates sont bons en piratage, mais pas toujours en orthographe ! La plupart ne parlent pas français couramment, alors ils font souvent des fautes d’orthographe ou des erreurs de grammaire. Ces fautes sont parfois délibérées, leur permettant de s’assurer que seules les personnes susceptibles de se faire duper à la prochaine étape vont répondre à leur mail d’hameçonnage.

Requêtes étranges

Les mails frauduleux tentent souvent de pousser leurs cibles de à une action ordinaire, comme aider un collègue ou le patron en achetant une carte cadeau. Mais toutes les requêtes s’inscrivant hors du cadre strict du travail comme celle-ci doivent faire l’objet d’une vérification avec la personne concernée, simplement via un rapide coup de téléphone. Attention à ne pas appeler le numéro figurant dans l’email frauduleux !

Salutations et tons de message inhabituels

La manière dont le message est adressé est révélateur de son authenticité : la plupart des emails d’entreprise s’adressent à leur destinataire par leur nom. Si Netflix vous envoie un mail en vous appelant « cher client », vous pouvez être sûr que ce sera de l’hameçonnage. Les cybercriminels ne connaissent sans doute pas le ton des mails habituellement envoyés quand ils imitent les mails professionnels des grandes entreprises : ils peuvent écrire de manière trop familière, ou à l’inverse, trop formelle.

Bloquez davantage de menaces par mail avec un système de protection de messagerie avancé

La plupart des mails frauduleux ou mails d’hameçonnage sont très élaborés et très difficiles à distinguer des mails authentiques, même par les employés entraînés à faire la différence ; les messages peuvent être envoyés par des comptes de messagerie fiables qui ont été compromis, des fils de discussions qui ont été piratés et comporter des logos d’entreprises usurpés. Entraîner les employés à identifier les mails frauduleux est important, mais vous aurez aussi besoin d’installer une solution de filtrage anti-spam avancée pour vous assurer que la majorité de ces mails indésirables sont bloqués et n’atteignent pas les boîtes de réception.

Si vous voulez renforcer vos défenses contre ces cyber-attaques par email, contactez l’équipe de TitanHQ et demandez-leur des renseignements sur SpamTitan, une puissante solution de protection des emails contre l’hameçonnage, simple à utiliser et garantie zéro menace. De plus, SpamTitan offre l’un des meilleurs rapports qualité-prix sur le marché pour tous les types d’entreprise.

La Cyberattaque de Colonial Pipeline est due à un Mot de Passe compromis

En avril 2021, les cyber-pirates ont accédé au réseau de Colonial Pipeline et y ont déployé un rançongiciel qui a provoqué une coupure dans le système des pipelines délivrant le carburant sur la Côte Est des États-Unis. Cette menace planant sur les provisions de fuel a généré la panique chez les habitants de la région, qui se sont précipités pour en acheter de peur d’en manquer, ce qui a conduit à la pénurie. En conséquence, les prix de l’essence ont atteint un montant record sur les six années précédentes, et les réserves de carburant ont chuté de 4,6 millions de barils.

On a tenu pour responsable de ce piratage le RAAS DarkSide, qui a depuis cessé son activité ; peu avant cela, Colonial Pipeline avait payé une rançon de 4,4 millions de dollars pour la clef de déchiffrement de leurs fichiers dérobés et cryptés par ces cyber-pirates. La décision de payer la rançon fut prise à cause de la menace de manquer d’essence. Colonial Pipeline avait en effet fourni 45% de carburant à la Côte Est, et si payer ces cybercriminels fut un choix difficile, la compagnie s’y résigna devant la menace de manquer d’approvisionnement et surtout l’estimation de tout le temps qu’il lui faudrait pour remettre son système en ordre sans la clef de chiffrement de ses fichiers cryptés.

Une attaque aussi importante d’une compagnie à l’infrastructure essentielle aurait dû être extrêmement difficile à lancer ; toutefois, une enquête menée sur cette cyberattaque a révélé que l’accès au système informatique de Colonial Pipeline n’aurait pas pu être plus simple. Les cyber-pirates ont en effet utilisé un mot de passe compromis pour y accéder à distance, ce compte n’étant pas protégé par une authentification à facteurs multiples.

D’après Charles Carmakal, vice-président de l’entreprise de cyber-sécurité Mandiant chargée de cette enquête, le mot de passe était celui d’un compte en réseau privé virtuel. Ce compte n’était pas en service, mais il restait malgré tout possible de s’y connecter pour accéder au réseau professionnel de Colonial Pipeline.

Personne ne sait comment les cyber-pirates ont obtenu le mot de passe de ce compte ; il a depuis été retrouvé dans une base de données de mots de passe violés qui a fuité sur le Dark Web. Il est possible qu’un individu ait utilisé un mot de passe pour ce compte qui était déjà choisi pour protéger un autre compte où il aurait été violé. Il est très courant que les mots de passe collectés par violation des données soient utilisés de force au cours d’une cyberattaque sur un système ciblé ; ils peuvent aussi être dérobés au cours d’une attaque par hameçonnage email.

L’entreprise Mandiant a cherché des éléments de preuve sur la manière dont les cybercriminels ont obtenu ce mot de passe. Les enquêteurs n’ont trouvé aucun signe d’attaque avant le 29 avril 2021, pas plus que de trace de hameçonnage. Il est possible qu’on ne découvre jamais comment ce mot de passe et le compte associé ont été ciblés.

Ce qui est certain, en revanche, c’est que la cyberattaque aurait facilement pu être évitée si les mesures de sécurités informatiques recommandées avaient été respectées, comme la vérification des comptes utilisateurs et la fermeture de ceux qui n’étaient plus en service, la mise en place de mots de passe uniques et complexes pour chacun de ces comptes, l’implémentation d’une authentification à multi-facteurs pour empêcher l’utilisation des mots de passe corrompus et le choix d’une solution anti-spam efficace pour bloquer les tentatives de hameçonnage par email.

Le Nouveau Logiciel Malveillant MosaicLoader Distribué via les Publicités en Ligne pour les Logiciels Piratés

 

Un nouveau variant de logiciel malveillant (ou « malware ») est apparu : il se propage via des publicités malignes apparaissant en tête de liste des moteurs de recherche lorsque l’on tape les mots-clefs pour « cracker » – ou pirater un logiciel. Ce nouveau malware a été surnommé « MosaicLoader » par les chercheurs en sécurité de Bitdefender, qui ont noté une hausse significative du nombre de logiciels malveillants au cours des dernières semaines.

Comme son nom le laisse supposer, MosaicLoader est un outil de téléchargement de malwares. Il a été développé pour implanter un piratage financier dans les appareils connectés de ses victimes, avec la notion de « Mosaic » de son nom révélant bien sa structure interne très complexe, élaborée pour empêcher les chercheurs en sécurité d’analyser et d’inverser son ingénierie frauduleuse.

Ce logiciel malveillant tient sa complexité de l’utilisation de toute une gamme de méthodes lui permettant d’échapper à la détection et de brouiller la compréhension de qui s’y risquerait grâce à un code de cryptage morcelé, disséminant l’exécution des tâches en une structure ressemblant à une mosaïque. Comme si cela ne suffisait pas, ce malware reprend également les informations fichiers des autres logiciels fiables pour se rendre crédible.

Actuellement, la campagne de diffusion de MosaicLoader cible des internautes à la recherche de logiciels crackés en les attirant avec des publicités frauduleuses sur les moteurs de recherche répondant à plusieurs mots de passe relatifs au piratage informatique ; une fois que l’on clique dessus, on télécharge un élément de MosaicLoader qui s’installe simplement, comme le ferait un logiciel fiable, comprenant en métadonnées le nom et la description d’une entreprise informatique connue avec son icône et ses informations fichiers.

Les éléments de MosaicLoader initialement téléchargés emploient des noms comme mirc-7-64-keygen-plus-crack-fully-version-free-download, officefix-professional6-122-crack-full-version-latest-2021, et setup-starter_v2.3.1. Il y a en a aussi un imitant le processeur NVIDIA, même si sa signature n’est en réalité pas rattachée à NVIDIA. Une fois que les utilisateurs installent ces éléments dans leur système, ils déclenchent une infection de virus en chaîne, qui opérera en tâche de fond sans qu’ils ne s’en rendent compte, aucune fenêtre ne s’ouvrant pour la leur signaler.

C’est parce qu’il peut être utilisé pour voler n’importe quelle somme d’argent dans le système de l’utilisateur que MosaicLoader particulièrement dangereux : il possède en effet une grande variété d’outils, comme les Chevaux de Troie à distance, les virus, les « portes dérobées » (ou « backdoors »), les voleurs de cookies et les mineurs de crypto-monnaie. D’après l’activité de vol pécuniaire observé, il semblerait qu’à l’origine MosaicLoader ait été dirigé par un groupe de cyber-pirates, mais il pourrait également être utilisé comme modèle type de malware-as-a-service opérant par mails frauduleux et spams.

En théorie, se protéger de MosaicLoader est simple : il suffit que les utilisateurs s’abstiennent de télécharger des logiciels crackés. Non seulement c’est illégal, mais ils courent aussi le risque en faisant cela d’installer des malwares comme MosaicLoader, des logiciels espions, des publiciels et de nombreux autres programmes indésirables (ou PUPs). Il est essentiel d’avoir une bonne protection contre les logiciels malveillants et un antivirus installé dans le système informatique, le tout régulièrement mis à jour.

Les employés sont toujours à la recherche d’un moyen de simplifier leur quotidien et il est fréquent qu’ils essaient d’y parvenir en installant un logiciel non autorisé : c’est ce que l’on appelle le Rogue IT (ou Shadow IT). Mais s’il peut fournir un gain de temps à l’employé durant son temps de travail au bureau, le Rogue IT comporte des risques, notamment celui d’installer un logiciel piraté. Ce risque s’est encore accru durant la pandémie de COVID 19, la plupart des employés télé-travaillant depuis chez eux.

Les entreprises peuvent renforcer leur protection contre MosaicLoader et les autres logiciels malveillants en contrôlant soigneusement les sites internet auxquels les employés ont accès sur leurs ordinateurs et téléphones de fonction ainsi que leur matériel personnel. Les filtres de contenu, comme WebTitan, peuvent être configurés pour restreindre l’accès aux sites internet sans rapport avec le travail ou encore bloquer certaines catégories de sites, connues aussi comme étant des URLs malveillantes.

Les filtres internet peuvent aussi être configurés pour bloquer les téléchargements de fichiers spécifiques, comme les installateurs de logiciels et autres fichiers pouvant servir à installer des malwares. Il est également très important d’expliquer fermement à l’équipe que le téléchargement des logiciels non approuvés est strictement interdit, et que l’installation de logiciels crackés est illégale.

Pour plus d’informations sur le filtrage de contenu avec un filtre DNS et les autres mesures de cyber-sécurité que vous pouvez envisager pour vous protéger des logiciels malveillants, contactez TitanHQ dès aujourd’hui. Vous pourrez bénéficier d’un essai gratuit sur le filtre internet WebTitan ; il s’installe en quelques minutes et vous donnera d’excellents résultats en moins d’une heure.

Le logiciel malveillant « OnePercent » livré par hameçonnage email

Suite à une hausse notable depuis 2020, les attaques de logiciels malveillants ont explosé en 2021 pour atteindre un nombre stupéfiant. Il y a en effet eu davantage de campagnes de piratage au cours des six premiers mois de 2021 que dans toute l’année 2020, d’après une étude.

Les opérations de « Ransomware-as-a-service » (abrégé RaaS : c’est un service commercial fournissant à toute personne, prête à y mettre le prix, un service complet d’outils de piratage, permettant même aux débutants de s’y essayer) actives tout au long de 2020 ont augmenté le nombre de leurs attaques, et bien que certains Raas aient été fermés, on ne constate aucune diminution du nombre des cyber-attaques. Il y a même une nouvelle cyber-menace contre laquelle il va falloir se protéger : le FBI a lancé une alerte à propos d’un nouveau groupe de cyber-pirates opérant par logiciel malveillant particulièrement actif aux États-Unis. Le groupe, connu sous le nom de « OnePercent », a utilisé son système pirate pour attaquer les entreprises américaines depuis au moins novembre 2020, d’après une récente alerte éclair du FBI. Ce groupe est connu pour son utilisation frauduleuse de l’outil de tests d’intrusion légal Cobalt Strike dans ses attaques et l’exfiltration des données confidentielles de ses victimes avant d’utiliser son logiciel malveillant OnePercent pour crypter les fichiers ainsi obtenus. Une demande de rançon leur est alors envoyée contre la clef permettant de décrypter leurs fichiers volés et d’empêcher leur publication sur les sites de divulgation de données du groupe sur Tor ainsi que sur les sites internet standards accessibles à tout public.

Comme de nombreux pirates informatiques, ce groupe attaque d’abord ses victimes via le hameçonnage par email : les mails hameçons envoyés aux entreprises ciblées contiennent une pièce jointe malicieuse au format .zip avec un document Word ou Excel corrompu contenant un Cheval de Troie, qui à l’ouverture installe Cobalt Strike sur les points d’accès du réseau informatique (les « endpoints ») permettant au pirate de s’y infiltrer littéralement et de voler tout le contenu qu’il souhaite prendre à sa victime. Le groupe s’est aussi fait connaître pour son utilisation de PowerShell, Mimikatz, SharpKatz, BetterSafetyKatz, SharpSploit et Rclone pour l’exfiltration des données.

Les pirates sont réputés prendre tout leur temps pour explorer le réseau qu’ils infiltrent, ce qui leur permet d’identifier et de voler des données d’une importance cruciale. Dans les attaques rapportées au FBI, le groupe a passé jusqu’à un mois entre la compromission initiale par fichier jusqu’au déploiement du logiciel espion OnePercent. Durant cette période, un nombre considérable de données a été exfiltré. Le logiciel malveillant crypte ensuite ces fichiers avec une extension de 8 caractères choisis au hasard.

Il n’y a aujourd’hui aucune limite légale à la demande de rançon des pirates informatiques. Les victimes doivent prendre contact avec eux pour obtenir une « assistance technique » leur permettant le recouvrement de leurs fichiers et la découverte du montant qu’il leur faudra débourser pour le décryptage ainsi que la garantie que leurs données ne seront pas conservées de manière frauduleuse. Si la rançon est payée, les pirates affirment qu’ils donneront la clef de décryptage sous 48 heures. Le groupe de malfaiteurs est aussi connu pour contacter ses victimes par téléphone en utilisant une ligne factice afin de faire pression sur elles par la menace de rendre publiques leurs précieuses données volées si elles refusent de payer ; il a aussi menacé de les vendre au groupe cybercriminel Sodinokibi qui les mettra alors sur sa liste de vente aux enchères.

Puisque ce groupe de cybercriminels se sert des emails comme technique d’attaque principale, la meilleure protection consiste à empêcher ces mails d’atteindre les boîtes de réception. Cela suppose une solution de filtrage de courrier avancée comme SpamTitan. Il est également recommandé de configurer ses mails de manière à ce qu’ils émettent une alerte lorsque leur expéditeur est une personne n’appartenant pas à l’entreprise.

Il est aussi très important de suivre les meilleures recommandations pratiques de cyber-sécurité quant à la segmentation du réseau, qui permet de limiter la possibilité de transfert latéral, de vérifier les comptes utilisateurs bénéficiant des privilèges d’administrateurs et de limiter leur domaine de compétence autant que possible, ainsi que de configurer les contrôles d’accès des utilisateurs de comptes invités. Les données d’importance cruciale doivent être sauvegardées hors ligne sur disque dur externe ou autre dispositif de stockage déconnecté du réseau. Les sauvegardes doivent subir des tests de vérification permettant de s’assurer que la récupération des données est possible en cas de besoin.

Même si les pirates du logiciel malveillant OnePercent ne sont pour l’instant connus que pour leur utilisation des emails hameçons comme vecteur d’attaque, il est tout à fait possible qu’ils adoptent d’autres stratégies dans l’avenir. Il est donc fortement recommandé de s’assurer que l’accès à distance et les ports RDP sont déconnectés si l’on ne s’en sert pas et de contrôler les connexions à ces éléments. Mieux vaut aussi mettre les ordinateurs et les logiciels à jour, installer les correctifs au plus tôt et vérifier que les mots de passe sont robustes, de préférence avec une authentification multifactorielle.

Tor et le Dark Web

Il se passe de nombreuses choses dans le Dark Web aujourd’hui, entre la propagation des logiciels malveillants par les cybercriminels, le piratage de données informatiques et le vol de coordonnées bancaires.

Le Dark Web est un réseau crypté connectant les serveurs Tor et leurs utilisateurs, totalement séparé du réseau internet mondial connu comme le « World Wide Web ». Le nom de « Tor » est l’acronyme de « The Onion Router » (le « routage en oignon ») ; il permet à ses utilisateurs de naviguer sur internet, de chatter, d’envoyer des messages instantanés de manière anonyme. Il n’est pas intrinsèquement néfaste. Voici comment les développeurs de Tor considèrent leur création, sur la page https://www.torproject.org/ : « Tor est un logiciel gratuit et un réseau ouvert qui vous aide à vous protéger de l’analyse du trafic, une forme de surveillance réseau qui menace la liberté et la vie privée des internautes, les activités commerciales confidentielles, les relations et la sécurité nationale. »

On a enregistré une hausse de 24% des sites « onions » sur le Dark Web entre 2014 et 2015, d’après une recherche Flashpoint. L’utilisation de Tor a encore augmenté l’année dernière depuis la divulgation au public du programme de surveillance de la NSA.

Un peu d’histoire

C’est globalement une image négative que renvoie le Dark Web : en mars, une étude du CIGI a révélé que sept personnes sur dix voudraient que le Dark Web n’existe plus. La plupart des gens ont entendu parler de ce phénomène pour la première fois en 2013 quand le FBI a démantelé la « Route de la Soie » (ou « Silk Road »), le plus grand marché noir alors en ligne trafiquant des armes et de la drogue. Mais le Dark Web n’était pas à l’origine le quartier général des criminels : Tor a en effet été développé dans les années 1990 par des ingénieurs en informatique en partenariat avec des agences gouvernementales. En 2006, le Projet Tor fut créé en tant qu’organisation à but non lucratif afin de servir tout public.

On peut avoir de nombreuses raisons de souhaiter rester anonyme sur internet en utilisant Tor :

Dans quelques pays qui bloquent certains sites web, Tor offre un moyen d’y accéder. Par exemple, en septembre 2015, en Chine, plus de 3000 sites internet étaient inaccessibles. Cela incluait la plupart des offres Google, Facebook, YouTube, Twitter et Instagram. L’anonymat est essentiel quand il s’agit de communiquer des informations confidentielles ou de dénoncer certaines choses. Aujourd’hui, de nouvelles plateformes comme The Guardian, The Intercept et The New Yorker possèdent tous des sites localisés dans le Dark Web où circulent des éléments ayant fuité. Bien sûr, WikiLeaks en fait autant. Tor et le Dark Web ont été utilisés pour la mobilisation du printemps arabe. Certaines personnes utilisent Tor pour garder leurs sites internet à l’abri de la traçabilité publicitaire.

Comment fonctionne Tor ?

Tor n’est pas le seul système capable d’accéder au Dark Web ; c’est seulement le plus populaire. Les autres intègrent Freenet ou le Invisible Internet Project (I2P). Voici comment Tor fonctionne : il achemine le trafic du réseau de l’utilisateur et le remanie à travers une série de relais jusqu’à lui faire atteindre sa destination. Chaque nœud (ou routage « onion ») connaît l’élément qui le précède et qui le suit dans le cheminement, mais aucun autre dans le circuit. Le trafic parcourant le circuit est envoyé par paquets de taille identique, décodés par une clef symétrique à chaque nœud (comme les différentes couches d’un oignon) et relayés au rang inférieur. The procédé entraîne l’anonymat de la location de l’utilisateur et complexifie le suivi de son activité.

Le cryptage Tor est généré par les serveurs Tor, pas votre ordinateur. Le trafic entre deux nœuds Tor n’est pas traçable, mais celui passant par une porte Tor pour entrer ou sortir de l’internet « normal » l’est, lui, à moins que le cryptage SSL ne soit activé. Tor n’est pas un système de chiffrement de bout en bout ; si la communication n’est pas cryptée en utilisant un logiciel spécifique avant de rejoindre le réseau Tor, il sera lisible par tout le monde au moment de la connexion. Comme on suspecte la NSA d’administrer une grande partie des portails Tor accessibles par le public, il y a fort à parier que tout type de trafic non crypté est également surveillé par la NSA.

De nombreux utilisateurs accèdent à Tor via un VPN. Voici pourquoi :

  • Un VPN vous permet de falsifier votre position géographique.
  • Comme nous l’avons déjà mentionné, n’importe qui utilisant Tor peut lire une communication non cryptée passant par ce portail.
  • Un VPN protège la vie privée.
  • Certains fournisseurs d’accès internet bloquent Tor ; ils ne détectent toutefois pas l’accès à Tor par le biais d’un VPN.
  • La porte d’accès à Tor relèvera l’adresse IP du serveur VPN, pas la véritable adresse IP de l’utilisateur.

Mais les portes de sorties Tor sont souvent bloquées. De plus, un VPN ne fournit aucune protection contre un éventuel programme malveillant à la sortie de Tor. Plutôt que d’utiliser un VPN, quelques utilisateurs Tor utilisent un pont de sortie comme Obfsproxy ; cela peut s’avérer efficace pour bloquer l’utilisation de Tor si l’inspection profonde de paquets n’est pas configurée pour le détecter.

À quoi ressemble le Dark Web ?

La première chose à remarquer à propos de Tor est la lenteur de son navigateur ; il est encore plus lent s’il est couplé à l’utilisation d’un VPN. L’URL semble bizarre : voyez par exemple l’adresse http://wlupld3ptjvsgwqw.onion (le site du Dark Web pour Wikileaks). Des protocoles différents des standards HTTP et HTTPS sont légion, avec pour les plus courants IRC, IRCS, Gopher, XMPP, et FTP. Une longue enquête menée par TrendMicro a révélé que 41% des URLs sont russes, contre 40% d’URLs anglaises.

Trouver ce que vous recherchez s’apparente à un défi car de nombreux sites apparaissent et disparaissent en l’espace de quelques jours. Ce n’est pas dû à un manque de moteurs de recherche : le plus commun, Grams, ressemble à Google. Comme il y a de nombreux liens vers des pages web frauduleuses, quelques utilisateurs comptent sur les liens en .onion de Tor pour s’y retrouver. Une alternative consiste en un moteur de recherche qui relaie le service puis le lien onion de Tor et le rend transformé et compatible avec un navigateur standard WWW.

Le Dark Web a des sites similaires disponibles sur l’internet « normal » : Deep Web Radio est une station radio musicale mondiale. Il y a des services d’hébergement dédiés, des services mails et des chats anonymes ; il y a même des clones de Twitter. Bien sûr, il y a des blogs et des forums. En janvier 2016, ProPublica a lancé le premier grand site d’informations sur le Dark Web.

Des lanceurs d’alerte, des défenseurs des droits de l’Homme, des journalistes, des militaires et les forces de l’ordre sont tous présents sur le Dark Web. De même, des victimes de violences domestiques l’utilisent pour communiquer en dehors de la surveillance de leurs agresseurs.

La description du Dark Web ne serait pas complète sans la mention des sites en .BIT impliquant le Bitcoin, les marchés d’informations et d’objets volés, ainsi que tout le nécessaire des pirates informatiques. Daniel Moore et Thomas Rid rapportent dans leur livre, intitulé Cryptopolitik and the Darknet, que 57% des activités du Dark Web sont illégales. On peut légitimement affirmer que le Deep Web est un immense outil de partage d’informations qui facilitent l’activité criminelle. Les crypto-monnaies comme le Bitcoin et les réseaux d’anonymat comme Tor font de l’entrée sur le marché des logiciels malveillants un jeu d’enfant très lucratif rapidement.

La menace du hameçonnage grandit en même temps que le Dark Web

Plus de 90% des cyber-attaques de données commencent par un hameçonnage. La menace que constitue le hameçonnage grandit en même temps que le Dark Web. Le hameçonnage attaque sous différentes formes : l’envoi de logiciels espions, de rançongiciels et autres virus capables de voler de précieuses données qui sont ensuite facilement revendues sur le Dark Web. Le hameçonnage est la plus efficace, la plus répandue et la plus dangereuse des cyber-attaques !

Le DNS a un important rôle à jouer parce qu’il trace l’activité en réseau de toutes les organisations et que 90% des logiciels malveillants l’utilisent pour causer des dommages.

Le DNS fournit à l’organisation une chance d’intercepter le logiciel malveillant avant que celui-ci ne s’insinue dans ses commandes et ne contrôle son infrastructure. La visibilité DNS permet de remarquer les autres éléments indiquant le piratage comme les pics dans le trafic IP et le détournement du DNS.

La capacité à suivre et gérer l’activité DNS est très importante, car elle permet aux organisations de détecter les campagnes de hameçonnage et l’exfiltration de données qui en résulte. Il leur devient aussi possible de réduire le temps que les pirates peuvent passer dans le réseau et de repérer les domaines susceptibles de faire l’objet d’une activité criminelle et de vol de données.

En renforçant votre protection DNS, vous pouvez bannir les sites de hameçonnage une fois pour toutes : cela signifie que même si un employé clique sur un lien hameçon dans un mail, le lien ne fonctionnera pas.

Le filtrage DNS de WebTitan bloque l’accès aux logiciels malveillants, rançongiciels, hameçonnage, virus, sites frauduleux, logiciels espions, etc. Il élimine le mal à la source.

Découvrez comment le filtrage DNS de WebTitan protège votre DNS en temps réel du piratage et de tous les maux qu’il engendre.

Comment protéger les utilisateurs de la fuite des données et des attaques mails avancées

Sans les bons outils de cyber-sécurite, les organisations sont vulnérables aux escroqueries par hameçonnage, qui peuvent leur coûter des millions en recouvrement de désastre et en rançons si elles cèdent au chantage. La seule façon d’éviter cela est d’avoir une solide sécurité email utilisant DMARC et le filtrage de contenu.

SpamTitan inspecte chaque URL listée dans un mail pour détecter si elles sont sur liste noire, avec une couverture de 100% du web, protégeant ainsi vos utilisateurs des liens vers des sites frauduleux. Le sandboxing de SpamTitan contient une protection contre la fuite des données et les attaques mail expertes ; il offre un puissant environnement permettant d’effectuer une analyse en profondeur des programmes et des fichiers douteux.

Les attaques par hameçonnage sont très complexes et de plus en plus nombreuses. L’une des protections les plus efficaces consiste en une solution de sécurité email moderne et robuste comme SpamTitan, qui utilise un arsenal anti-hameçonnage comme le scan antivirus, l’analyse heuristique, l’authentification DMARC et le sandboxing. Peu de fournisseurs proposent une telle gamme en un seul outil.

SpamTitan est une protection email multi-récompensée, anti-hameçonnage et dotée d’un filtrage email. Commencez dès aujourd’hui votre essai gratuit de SpamTitan pour découvrir comment nous vous protègerons des cyber-attaques.

 

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Dans un prochain article, nous aborderons la question des ramifications techniques du Dark Web et les mesures qui bloqueront (ou non) l’accès à Tor depuis votre réseau.

La différence entre la sécurité DNSSEC et la sécurité DNS

Découvrez la différence entre la sécurité DNSSEC et la sécurité DNS dans cet article.

Bien qu’on ait aujourd’hui du mal à le croire, la structure de base de l’internet ne date que de 50 ans. La sécurité DNS a été créée en 1983 et s’est standardisée en 1986. L’email est un peu plus ancien, la première personne ayant utilisé le symbole @ pour lier un nom d’utilisateur avec un serveur de destination pour communiquer en 1971. Ces deux standards furent créés durant une période d’innocence : à notre connaissance, il n’y avait alors pas de pirates informatiques, et il n’y avait aucune organisation criminelle pour lancer des rançongiciels (aussi appelés « ransomwares »), ni de cyber-espion capable de cybercriminalité à une échelle nationale. C’était une époque où il vous était possible de faire confiance aux autres membres de la communauté web dont vous faisiez partie.

Les inventeurs de ces technologies n’ont probablement jamais songé à la sécurité en ce temps-là. À cause des dangers permanents de l’univers digital aujourd’hui, nous nous retrouvons dans l’obligation de repousser les limites de la technologie pour créer des mécanismes de défense pour des systèmes qui n’ont pas été conçus pour en comporter à l’origine. Puisque la sécurité DNS est un composant complet du travail en réseau et du trafic internet, il est primordial de le sécuriser, ce qui implique l’usage des sécurités DNS et DNSSEC. On les confond parfois en un seul système, mais c’est une erreur.

La sécurité DNS

La sécurité DNS est un système de sécurisation globale de votre infrastructure DNS. Le protocole DNSSEC est en fait une partie de ce système. La sécurité DNS implique non seulement la mise en place du DNSSEC comme meilleure protection, mais aussi l’installation d’un correctif et d’un outil de datation, sécurisant l’ensemble avec un périmètre et un coupe-feu local ainsi que d’autres protocoles spécifiques au système DNS comme les DoH. Il faut savoir que les DoH sont reconnus par DNS via la navigation en HTTPS, ce qui permet de crypter la communication DNS par l’utilisation d’un jeu de clefs chiffrées comme on le ferait pour sécuriser un site web.

Le caractère vulnérable du DNS

Avant de vous expliquer ce que fait le DNSSEC, il est important que vous compreniez le caractère vulnérable originel du DNS : lorsqu’un ordinateur émet une requête DNS pour naviguer sur le site que souhaite consulter l’utilisateur, il reçoit une réponse d’assistance de la part d’un serveur DNS. Il existe un système de hiérarchie DNS mondial : au sommet se trouvent treize éléments, appelés « racines », de serveurs DNS. Ces serveurs sont la première étape de la résolution du nom de domaine. Les serveurs racines renvoient la requête DNS au serveur du domaine de premier niveau correspondant, hiérarchiquement placé juste en dessous du serveur racine et répondant aux adresses en .com, .net, .org… Ces serveurs font suivre la requête des serveurs DNS jusqu’aux sous-domaines s’il en existe. À la fin de tout ce processus, l’utilisateur reçoit finalement en réponse l’adresse IP de l’hôte correspondant à ce qu’il cherche. Ce qui est incroyable, c’est la rapidité avec laquelle tout cela se réalise.

C’est sur une présomption énonçant que seul le système du DNS répond à la requête du client que l’on base la validité de l’adresse IP trouvée. Mais qu’en est-il si ce n’est pas le cas ? Comme le DNS n’est pas sécurisé, il est soumis à une attaque pirate potentielle ; une personne mal intentionnée peut ainsi injecter un serveur corrompu dans le système, ce qui peut automatiquement rediriger les clients vers des sites frauduleux. Ces sites peuvent prendre l’aspect des sites originels afin de voler les données personnelles des navigateurs ou encore leur amener un virus ou un cheval de Troie.

Comment fonctionne le DNSSEC ?

Le protocole DNSSEC permet de remédier à ce caractère vulnérable inhérent au système DNS grâce à l’ajout d’un niveau d’identification crypté basé sur un chiffrement à clef publique, vérifiant que le DNS correspond à un domaine légitime. Si plusieurs serveurs DNS répondent à la requête initiale, chacun est inspecté pour assurer à l’utilisateur une navigation fiable. Les treize racines sont déjà protégées par le DNSSEC. À validation d’une réponse par une racine, le décryptage se fait automatiquement sur le serveur correspondant, en cascade hiérarchique. Il est toutefois important de se souvenir que le DNSSEC ne crypte pas toute la navigation : c’est là le travail du DoH. Le DNS incluant un DNSSEC aura simplement besoin de plus de puissance de traitement pour fonctionner correctement.

Comment sécuriser votre technologie vulnérable ?

TitanHQ est à même de sécuriser votre navigation internet basée sur le DNS et vos communications par email grâce à une technologie avancée. WebTitan vous offre un filtrage DNS pour protéger vos utilisateurs des sites frauduleux et des virus indésirables. Le système de sécurité email SpamTitan bloque les tentatives d’hameçonnage, les rançongiciels et les autres logiciels malveillants. Si le DNS et le système email ont été inventés durant une époque sûre, c’est TitanHQ qui vous offre à présent de les sécuriser à l’ère où il n’est plus possible de faire confiance à internet.

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